Les Guinéens s’acheminent inévitablement vers un glissement du calendrier électoral.
Cela dévient d’autant plus possible que les questions à régler avant les prochaines élections sont nombreuses.
Il s’agit du contentieux né des dernières élections communales, de l’audit du fichier électoral, de la réforme de la Ceni et du réexamen éventuel de certaines dispositions du Code électoral.
Il est quasiment impossible de résoudre toutes ces questions avant la fin de l’année compte tenu de la crise de confiance, des problèmes d’ego et surtout des petits calculs et des jeux d’intérêts au sein de notre classe politique.
D’ailleurs, en cas de report des élections législatives par exemple, quel est le député qui ne serait pas content?
S’il n’y a pas d’accord sur le statut de la Ceni, cela ne déplairait à aucun membre de cette institution. La non installation des nouveaux élus locaux fait l’affaire de ceux qui gèrent actuellement les communes.
À qui profite donc cette situation de blocage?
Nous autres pauvres citoyens n’avons apparemment que nos yeux pour pleurer.
— conakrylemag




