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Les perles de sankara

La circulation à Conakry, c’est plus possible. C’est la guerre.

Abdoulaye Sankara

C’est vrai, j’en ai déjà parlé. Mais, il faut que j’en remette une petite couche. Après tout, c’est une question de vie ou de mort. La circulation à Conakry, c’est plus possible. C’est la guerre. C’est n’importe quoi. Je vois cinq accidents par jour. Chaque fois que je prends ma voiture pour aller faire le bouche-à-bouche avec une bonne bière, ...

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La saison des pluies, c’est également la saison des moustiques.

Abdoulaye Sankara

Depuis un mois, impossible de dormir paisiblement à cause de ces maudites bestioles. Pourtant, la température s’y prête. A chaque instant, je risque un méchant palu. Peut-être même que la prochaine crise sera la dernière. Qui sait ? Fulgurante, elle m’emportera six pieds sous terre. Sans parler tout de suite de mort subite et de cercueil, le moustique est tout ...

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En Afrique, c’est bien connu, les gamins travaillent au lieu d’aller à l’école

Abdoulaye Sankara

En Afrique, c’est bien connu, les gamins travaillent au lieu d’aller à l’école. Rien qu’en Afrique de l’Ouest, près de 60 millions de gosses rentrent dans la vie active avant même d’avoir eu le temps d’apprendre à compter jusqu’à dix. Ce phénomène s’accompagne, ces derniers temps, d’un commerce pour le moins dégoûtant qui ressemble de plus en plus à une ...

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Il fait un peu frisquet ce dimanche et je n’ai pas trouvé mieux à faire que d’aller siffler tranquillement une blonde bouteille bien tapée

Abdoulaye Sankara

Il fait un peu frisquet ce dimanche et je n’ai pas trouvé mieux à faire que d’aller siffler tranquillement une blonde bouteille bien tapée. Au lieu de me calmer véritablement, les décibels exagérés et mal ajustés du maquis tendaient plutôt à me rendre dingue. De la musique à me briser la toile du tympan, ce n’est pas de cela que ...

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Dans ma pauvre vie de fauché sans le sou, il m’arrive souvent d’avoir soif

Abdoulaye Sankara

Dans ma pauvre vie de fauché sans le sou, il m’arrive souvent d’avoir soif. Mais il m’arrive aussi d’avoir faim. Ce qui ne va pas toujours de soi dans ce pays. L’autre soir, l’estomac vide comme la poche d’un réfugié libérien, je me pointe à Pyabounyi d’où s’échappait un doux fumet de poulet local braisé. L’odeur me faisait dire que ...

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Je suis cerné par les enfoirés. Un chef de quartier non élu vient de s’autoproclamer roi des cons du coin, à l’image de Bobody 1er de Kaloum.

Abdoulaye Sankara

Je suis cerné par les enfoirés. Un chef de quartier non élu vient de s’autoproclamer roi des cons du coin, à l’image de Bobody 1er de Kaloum. Ce faux type s’est rendu la vie facile en rendant plus dure celle des autres. Il a fait installer deux panneaux sens interdit à l’entrée et à la sortie de son carrefour. Sans ...

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