A LA UNELes perles de sankara

La méfiance est un venin !

La méfiance est un venin !

Bonjour et merveilleux jeudi à toutes et à tous ! Je savais fort bien que tôt ou tard nous allions revenir sur terre. Les sociologues appellent ça le principe de réalité. On peut rêver. On peut soupçonner autrui. On peut se quereller. Mais il arrive toujours le moment où il faut poser les problèmes en termes clairs, et devant tout le monde.
Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour poser cette question : « comment parler à nos jeunes ? ».
Au début, c’était timide. Une publication de temps à autre. Un gars, puis un autre. Et ça prend de l’ampleur.
Avec les humains, plusieurs questions viennent se loger dans une seule question. Comment parler aux jeunes ? Il faut entendre, comment renouer un dialogue entre ceux qu’on appelle les « ‘Insultologues des réseaux sociaux » qui ont insulté ceux qu’on appelle « les Intellectuels dépassés à ne pas recycler » qui se sont tenus prudemment loin de leurs jeunes insulteurs !?
Je savais bien que ce moment allait arriver sur la pointe des pieds. On ne va pas commencer en se cachant la vérité.

Depuis plus de deux ans maintenant, il y a une méfiance qui est campée solidement au milieu. Cette méfiance a des origines, mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui.
Il se trouve que la méfiance est un sentiment qui empoisonne les relations entre humains. Entre époux, entre frères ou entre amis, quand chacun se met à se méfier de l’autre, la relation n’a plus la même qualité. Et on sent qu’on ne pourra plus jamais retrouver la complicité gaspillée.
Les jeunes ont leurs raisons. Qui sont parfaitement légitimes. Lorsque toute une génération rumine la question « c’est quoi notre avenir, pourquoi on est obligés d’aller mourir en mer ? », c’est le signe d’une société malade.
Les anciens, intellectuels ou pas, ont leurs raisons, tout aussi légitimes. C’est composé de questions immédiates : comment je vais faire manger la famille en assurant la dépende jusqu’au prochain salaire ? Comment je vais payer le loyer et les différentes factures de la SEG, d’EDG, etc. ? Il y a des questions plus profondes. Quand je vais mourir, les enfants et leur mère ils vont faire comment ? Tout cela génère de l’angoisse et de la détresse.

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Ici, je vais accuser le personnel politique et tous les acteurs publics. Quand on va trouver les jeunes et on leur dit que « c’est la faute des anciens qui n’ont pas su préparer votre avenir », on est sûr et certain qu’on sera entendu. Ces jeunes le croient, ignorant comment leurs vieux et leurs vieilles souffrent au quotidien pour faire vivre la famille.
De l’autre côté, on raconte aux anciens que « les jeunes d’aujourd’hui, c’est pas la peine ! ». Or, les vieux de leur côté ignorent la montagne de difficultés qui se dresse devant les jeunes. Comment ils peuvent ignorer ça ? C’est pourtant simple. D’abord nos enfants sont plus instruits que nous. Ensuite notre culture a fait de la discrétion une vertu.

Le signe le plus évident que notre société est malade, c’est cette masse de diplômés chômeurs, avec pile en face d’eux des oisifs fastueux. On en vient à glorifier celui qui a réussi un coup fumant.
Il se trouve qu’en Guinée, dès que vous mettez la religion et la politique dans quelque chose, immédiatement il devient impossible de tenir un raisonnement cohérent. Juste la prouesse que nous avons réussie avec brio.
Je ne sais pas si les jeunes regrettent leurs injures. Je ne sais pas si les vieux comprennent que ces excès des enfants, c’est en fait un appel de détresse. Mais il nous faudra dissoudre la méfiance qui brouille les esprits. Personne ne va se lever et aller chercher des injures. Mais, ce fil rompu, il nous faudra le renouer. Nécessairement. A la condition que les jeunes prennent conscience qu’on se joue d’eux. On se joue d’eux, et ceux qui le font ont intérêt à ce que ça continue, de sorte à ce que personne ne se pose les bonnes questions.

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Je ne sais pas beaucoup de choses en économie. Mais on ne peut pas ériger une société de consommateurs sans production de richesse et que ça ne nous rattrape pas un jour. Regardez autour de vous ! Faites la balance entre ce que nous produisons et ce que nous consommons ! Le déséquilibre est trop violent. Inévitablement, il y aura des dégâts sociaux.
Excusez-moi d’avoir été long, mais il s’agit de nos enfants et contrairement à la plupart des gens, c’est le stress et les soucis qui développent mes réflexions ! ✊✊✊✊✊✊✊

PAR CONAKRYLEMAG.COM

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