Me Dinah Sampil pulvérise la CRIEF et dénonce une justice aux ordres
Un procès politique déguisé en croisade anti-corruption

Condamnation de Kassory : Me Dinah Sampil pulvérise la CRIEF et dénonce une justice aux ordres
Me Dinah Sampil n’a pas mâché ses mots. L’avocat de l’ancien Premier ministre Kassory Fofana a violemment critiqué la CRIEF, dénonçant une parodie de justice orchestrée par un régime qui ne cherche qu’à écraser ses adversaires politiques.
Alors que Kassory a été condamné à cinq ans de prison pour détournement de fonds publics, la question qui fâche demeure : la CRIEF lutte-t-elle réellement contre la corruption ou sert-elle uniquement à régler des comptes ?
Une justice ciblée, une impartialité en lambeaux
Me Sampil a soulevé un point fondamental : pourquoi les enquêtes de la CRIEF ne concernent-elles que les anciens dignitaires du régime Alpha Condé, pendant que les scandales financiers sous la transition sont passés sous silence ?
- Pourquoi les milliards dilapidés sous le CNRD ne font l’objet d’aucune poursuite ?
- Pourquoi aucun membre influent du pouvoir militaire n’est inquiété ?
- Pourquoi la CRIEF semble être une machine à broyer uniquement les ennemis du régime ?
La Guinée connaît bien ce scénario : chaque pouvoir utilise la justice pour liquider ses prédécesseurs, avant de tomber lui-même sous le poids de ses propres abus.
Un procès politique déguisé en croisade anti-corruption
Kassory Fofana était-il un homme intègre ? Certainement pas. Mais ce que Me Dinah Sampil met en lumière, c’est l’instrumentalisation flagrante de la justice :
- Un dossier monté à charge, sans possibilité de défense équitable.
- Une décision prise dans un climat de pressions politiques.
- Un jugement qui semble écrit d’avance.
Ce n’est pas la justice qui s’exprime, c’est un règlement de comptes politique.
Le vrai test de la CRIEF : osera-t-elle toucher au CNRD ?
Si la CRIEF veut prouver qu’elle est réellement indépendante, elle doit montrer qu’elle ne protège personne.
- Quand ouvrira-t-elle une enquête sur les finances opaques de la transition ?
- Quand s’intéressera-t-elle aux détournements en cours sous le régime militaire ?
- Quand prouvera-t-elle qu’elle n’est pas qu’un outil du pouvoir ?
Pour l’instant, la CRIEF ne juge pas la corruption. Elle juge les vaincus. Et tant que la justice sera une arme entre les mains des puissants, la Guinée continuera de tourner en rond.
— conakrylemag




