
Moussa Moise Sylla et la propagande sans limites : « Les progrès sous Doumbouya sont inexplicables »… Effectivement !
La machine à louanges tourne à plein régime en Guinée, et Moussa Moise Sylla, ancien journaliste devenu l’un des chantres du régime, vient de livrer une perle de propagande qui mérite qu’on s’y attarde.
l n’y a pas de mots pour expliquer les progrès réalisés sous le général Doumbouya
Lors d’une récente sortie, il a affirmé avec un enthousiasme presque mystique qu’« il n’y a pas de mots pour expliquer les progrès réalisés sous le général Doumbouya ».
Et pour une fois, il a peut-être raison : il n’y a effectivement aucun mot pour expliquer l’absence totale de résultats concrets, le recul des libertés et la gestion calamiteuse du pays.
Un miracle invisible : où sont ces fameux « progrès » ?
Selon Moussa Moise Sylla, la Guinée sous Doumbouya serait un eldorado en pleine transformation. Mais à regarder de plus près, la réalité est bien différente :
- Économie en crise : inflation galopante, pouvoir d’achat en chute libre.
- Services publics en ruine : délestages incessants, hôpitaux sans matériel, routes impraticables.
- Répression politique : opposants traqués, médias muselés, enlèvements d’activistes.
- Transition sans fin : aucune élection en vue, un pouvoir militaire qui s’éternise.
Si ces « progrès » sont tellement extraordinaires qu’ils défient toute explication, c’est peut-être parce qu’ils existent uniquement dans les discours des propagandistes du régime.
Quand la flatterie remplace la gouvernance
Depuis l’arrivée du CNRD au pouvoir, les courtisans rivalisent d’imagination pour exalter les « réalisations » du régime. Mais Moussa Moise Sylla repousse les limites du ridicule, en atteignant un niveau d’adulation qui frôle le culte de la personnalité.
Son discours rappelle les plus belles heures des dictatures africaines, où les griots officiels vantaient les « miracles » d’un régime pendant que le peuple crevait de faim.
Mais la vraie question est simple : Moussa Moise Sylla croit-il réellement à ce qu’il dit ou joue-t-il simplement son rôle de communicant au service d’un pouvoir qui le nourrit ?
Un régime à court d’arguments, mais pas de propagande
Si la junte avait des réalisations tangibles à présenter, aurait-elle besoin de mobiliser des porte-voix pour répéter en boucle que tout va bien ?
À défaut d’offrir des perspectives économiques, un calendrier électoral ou une gouvernance transparente, le régime préfère occuper l’espace médiatique avec des slogans creux.
Mais le peuple guinéen n’est ni dupe ni amnésique. Et lorsque viendra le moment des comptes, les grands discours ne suffiront plus à masquer la faillite du régime.
Moussa Moise Sylla peut bien manquer de mots pour décrire ces « progrès », mais les Guinéens, eux, n’en manquent pas pour exprimer leur colère et leur désillusion.
— conakrylemag




