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Non !, monsieur le ministre, ni le CNRD à qui vous voulez faire plaisir par un excès démesuré de zèle, ni le climat social, ni nos apprenants n’avaient absolument pas besoin de ça.

Voilà, c’est lui, oui lui-là, qui a réveillé les syndicalistes en hibernation après avoir soumis au Président de la Transition la signature du décret de son changement unilatéral des horaires de travail.

Réunis en Assemblée générale hier lundi 7 novembre 2022, les syndicalistes ont rejeté le décret du Chef de l’Etat et demandé qu’il soit rapporté après une litanie de plaintes autour de son application. Je le sais, vous le savez et les syndicalistes le savent aussi, que le colonel Mamadi Doumbouya ne saurait rapporter son décret au risque de montrer une faiblesse de son autorité et ouvrir ainsi la voie à toutes sortes de réclamations de ses actes de souveraineté.

La seule issue possible pour que le syndicat, donc les travailleurs de la Fonction publique, ne rejoignent le FNDC et les politiciens dans la rue (les syndicalistes sont habiles dans ça) est de renforcer – et comment ! – les mesures d’accompagnement annoncées par le ministre du Travail, ce qui suppose une autre ponction dans les caisses de l’Etat qui ne sont pas au « mieux de leur forme », contrairement aux déclarations du ministre des Finances qui s’embrouille et veut embrouiller tout le monde.

Dans un cas comme dans l’autre, le ministre du Travail et de la Fonction publique dans son désir incessant de populisme n’a pas rendu service au CNRD à un moment où il n’en a vraiment pas besoin.

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Et si les syndicats jaunes se mettent en action, l’on risque de connaître un remake de l’affaire Aboubacar Soumah dans un passé récent et ce sont nos enfants qui vont encore en pâtir car je les vois déjà venir. Et avec toutes ces grèves inutiles à venir, que l’on ne soit pas surpris du faible taux d’admission de nos enfants aux examens nationaux. Non !, monsieur le ministre, ni le CNRD à qui vous voulez faire plaisir par un excès démesuré de zèle, ni le climat social, ni nos apprenants n’avaient absolument pas besoin de ça.

Cherchez votre popularité ailleurs ! En attendant, prions pour que les politiciens ne récupèrent pas le mouvement naissant. Si ce n’est déjà fait ! Alors, monsieur le ministre, débrouillez-vous pour nous éviter une autre crise car c’est vous qui nous auriez mis dans ça. Et comme on le dit trivialement dans nos quartiers, « faites-le à cause de vos enfants » !

Par Abdoulaye Sankara Abou Maco journaliste écrivain et professeur

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