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Prisonnier à mort, d’avant procès !

Prisonnier à mort, d’avant procès !
Plus les jours passent, plus les espoirs se rétrécissent pour les prisonniers. Chaque semaine, on dénombre au moins une victime. La mort hante toutes les cellules. Plus personne n’est à l’abri. A la maison cinq étoiles de coronthie, il n’y a pas que de prisonniers. Des mourants y sont. Des cadavres y ont vécu. Comme le camp Boiro, célèbre, non pas pour la joliesse du nom mais pour ces nombreuses victimes qui y ont péri. Le nombre exact, on n’en sait pas trop. Mais, on nous parle d’une dizaine de milliers d’âmes arrachée à l’affection de leurs familles. L’élite guinéenne a péri là-bas.
De grandes sommités, certes. Des coupables ? Je ne saurai répondre avec exactitude. Mais les échos de l’histoire avec le témoignage de ceux qui y ont vécu et en sont sortis indemnes, de Ousmane Ardo Bah dans son célèbre ouvrage ‘’ les cyniques geôles de Sékou Touré ‘’ ou de Abdoulaye Portos Diallo ‘’ La vérité du Ministre ‘’, chacun de son côté a écrit sur ses vécus. On comprend que ce camp des cruautés avait bel et existé. Triste, qu’à l’image des autres, on avait notre four crématoire.
Malheureusement, 34 ans après, sans tirer les leçons de cette tragédie de notre parcours et de notre histoire, les familles endeuillées se multiplient et des orphelins naissent comme des champignons. C’est devenu une malédiction naturelle et une punition divine d’être guinéen.
Roger Bamba est mort. Il retrouvera Diallo Telly, Kaman Diaby, Barry 3, Barry Diawando, Dr Marega et tant d’autres qui y ont laissé leurs âmes dans cette industrie à tuer qui s’alimentait à base du sang humains.
Dans ce mouroir de coronthie, chaque détenu attend son jour. Oui, le jour de voyager vers l’Orient éternel. Peut-être, avec sans possibilité de dire au revoir à ses enfants comme ce fût le cas de Roger Bamba.
La prison, contrairement chez les autres, nous, en Guinée, elle n’éduque pas mais elle précipite la mort.
La peur de mourir tous les jours gagne les prisonniers. Ça meurt chaque fois là-bas dans des conditions obscures et parfois révoltantes.
Sékou Touré est mort. Le camp Boiro a disparu. Mais les guinéens périssent. A qui la faute ? Ce système est plus fort que les hommes qui se succèdent.
Quelle tragédie ?
Mes pensées à toutes ces victimes d’hier à aujourd’hui.
Par Camara Habib Marouane Dinguiraye Journaliste-Chroniqueur politique.
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