Tuez la démocratie, brûlez tout en elle ! Mais qu’on ne tue ni la Guinée ni un guinéen, qu’on ne brûle ni une maison ni un commerce
Marouane Dinguiraye Camara

Tuez la démocratie, brûlez tout en elle ! Mais qu’on ne tue ni la Guinée ni un guinéen, qu’on ne brûle ni une maison ni un commerce

Tuez la démocratie, brûlez tout en elle ! Mais qu’on ne tue ni la Guinée ni un guinéen, qu’on ne brûle ni une maison ni un commerce
« Puisque les urnes non plus de sens et le bulletin a échoué face à la violence, je vous demande d’observer une trêve !»

Stop, on doit avoir honte maintenant ! Qu’on se regarde dans le miroir, si on a pas peur de notre propre image mais on en serait pas fier. Et si on a peur de ce qu’on renvoie comme image, qu’on ait au moins honte de ceux qui nous observent, de ceux qui nous entourent. C’en est trop !

Si on savait ce qui nous guettait, on aurait vite placer le pied dans l’étrier pour accélérer sur l’urgence de la paix. Mais on dit souvent que : « si le chameau pouvait voir sa bosse, il tomberait de honte ». On ne fait ni honneur à nous-mêmes et on fait honte aux autres.
Ce n’est pas que la démocratie qui en souffre de notre déraison, il y’a aussi notre vivre ensemble qui saigne par notre perte d’humanisme, par notre manque de discernement. On a déconné et il ne fallait pas.

Nous avons tort de ne pas assurer notre indépendance, 60 ans après avec maturité. Nos pères devanciers ne nous pardonneront jamais du mauvais service rendu et du mauvais exemple.
Ne nous sommes pas des dignes héritiers. Avec cette image de la Guinée d’aujourd’hui, c’est une tâche noire qui vient souiller notre orgueil de solidarité et notre fierté du Non historique de 1958. Feu Sékou Touré retourne dans sa tombe. Barry Diawandou, Saïfoulaye Diallo et sans citer nos illustres résistants face à la pénétration coloniale qui pleurent, car, le combat qu’ils ont mené et le sacrifice consentit n’ont servi à grand-chose.

Les héritiers ont échoué. Ils ont échoué pour leur égoïsme et pour leur refus de transcender des clivages personnels, nous faisons face à un péril collectif. Nous devons avoir honte. Frédéric Nietzche disait à propos : ‘’ quel est le sceau de la liberté acquise ? Ne plus avoir honte de soi-même’’. Est-ce le cas pour le guinéen aujourd’hui ? Je dirai pour ma part, NON.
L’élection n’est pas une fin. Le pouvoir politique pour le pouvoir ne doit pas être une finalité. La démocratie ne fait pas bon ménage avec notre analphabétisme légionnaire. La démocratie ne rime pas avec notre absence de pardon, de dialogue et de compréhension. Je regrette, mais la démocratie n’est pas faite pour nous.

Si les urnes ne remplaçaient pas les armes, si le bulletin ne battait pas les balles, si le cousinage ne surplombait pas notre arrogance, je sifflerais alors la fin de ce démon du midi qui est de la démon-crature pas la démocratie.

Qu’on arrête ces violences. Personne ne veut avoir tort alors que tout le monde ne peut avoir raison. J’ai peur de et pour cette Guinée. Mon cœur a cessé de saigner, je sens mon âme sortir de mon corps dans l’impuissance et la tristesse. Je regrette ce qui arrive à mon beau pays car ses fils perdent leur lucidité.

Bonaparte n’a pas eu tort de dire : ‘’qu’on ne trouve pas de gens intrépides dans ceux qui ont à perdre ‘’, fin de citation.
A mon tour, pour paraphraser Martin Luther King, je dirai d’accepter de vivre comme des frères d’une même famille, qui sont condamnés ensemble que de mourir comme des idiots par lâcheté.

Acceptons-nous, vivons ensemble, dépassionnons le débat car nous sommes condamnés de vivre ensemble pour le meilleur et pour le pire. A nous de choisir le bon côté ! C’est là où chacun y gagne !

La violence n’est pas une arme honorable en démocratie. Le bulletin est votre arme et l’urne, votre zone de confort, où vous êtes le seul roi soit pour sanctionner ou confier votre destin à votre candidat.

La violence n’arrange personne. Refusons de brûler notre pays. La Guinée mérite mieux !
Disons stop à cette hémorragie d’abord ! Aucun guinéen ne doit mourir pour son choix politique ni faire l’objet de chasse pour son appartenance ethnique. Nous sommes des frères, acceptons-le et vivons avec nos différences sans différends pour le bien de chacun et de tous.

Habib Marouane Camara, Journaliste-Chroniqueur.

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