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UFDG : Une hémorragie politique sous l’effet du CNRD ?

UFDG : Une hémorragie politique sous l’effet du CNRD ?
En facilitant le rapprochement de figures influentes de l’UFDG avec le CNRD—à l’instar de Cellou Baldé, Maladho Diallo et Lamine Diallo—le ministre Ousmane Gaoual Diallo a porté un sérieux coup à la formation politique de Cellou Dalein Diallo.
Faut-il y voir un élargissement significatif du CERAG et s’attendre à d’autres défections ? Rien n’est moins sûr, mais une chose est certaine : l’exil prolongé de Cellou Dalein fragilise la cohésion interne de son parti.
Si l’ancien Premier ministre veut briser l’image de « poltron » qui lui colle à la peau, il lui faudra revenir au pays pour remobiliser ses militants, ces piliers de l’UFDG qu’il n’a pas encore totalement perdus… du moins pour l’instant. Car à terme, son électorat risque de s’effriter sous l’effet des ralliements successifs.
La volte-face de Cellou Baldé, ex-député de Labé et coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur du pays, pourrait entraîner avec lui une partie des militants qui se réclament de lui. À cela s’ajoutent les départs de Maladho Diallo, trésorier du parti, et de Lamine Diallo, conseiller personnel de Cellou Dalein et fédéral UFDG en Allemagne. Un exode politique qui pourrait sérieusement affaiblir les bastions de Pita et de Mamou.
Nier l’impact de ces défections reviendrait à pratiquer la politique de l’autruche, une stratégie qui a déjà coûté cher à l’UFDG. Car même des départs a priori anodins, comme celui du communicant Paikou Saré, envoient un signal inquiétant. Ce dernier, en justifiant son ralliement au CNRD par le refus de « se faire massacrer pour un homme qui fuit ses responsabilités avec sa famille », a ouvert une brèche dans l’opinion de la base militante.
La véritable interrogation est donc la suivante : l’UFDG saura-t-elle sortir de sa torpeur stratégique pour éviter un nouveau scénario catastrophe, semblable au second tour de l’élection présidentielle de 2010 ? Faute d’une remise en question profonde, le parti court le risque de voir l’histoire se répéter, avec les mêmes causes produisant inexorablement les mêmes effets.
Par Abou Maco journaliste
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