
Un jeune emprisonné pour une plaisanterie : quand la junte transforme la Guinée en État policier
En Guinée, faire une simple remarque à un gendarme peut désormais vous envoyer en prison. Un jeune homme, arrêté lundi soir alors qu’il se rendait à la prière de Tarawih, a été déféré à la prison civile de Coronthie pour avoir osé taquiner un officier en lui lançant :
« Officier, va prier toi aussi au lieu de rester là à regarder la circulation ou les gens qui passent. »
Résultat ? Deux jours plus tard, il se retrouve derrière les barreaux.
Bienvenue dans la Guinée du CNRD, où une simple phrase anodine peut vous coûter votre liberté et où les forces de l’ordre se comportent en petits rois intouchables.
Une dictature qui ne dit pas son nom
Dans un pays où :
• Les voleurs en col blanc détournent des milliards sans être inquiétés.
• Les militaires se gavent de privilèges tout en repoussant les élections.
• Les libertés publiques sont écrasées chaque jour un peu plus.
… on trouve pourtant le temps d’envoyer un jeune en prison pour une simple blague.
Si un régime en arrive à traquer l’humour et la parole libre, c’est qu’il est à bout de souffle. Il ne lui reste plus que la peur et la répression comme outils de gouvernance.
Le silence de la peur ou la révolte du peuple ?
Aujourd’hui, c’est un jeune homme qui est derrière les barreaux pour une phrase anodine. Demain, qui sera le prochain ?
La Guinée n’a pas besoin d’une armée de gendarmes frustrés prêts à arrêter un citoyen au moindre mot de travers. Elle a besoin de justice, de liberté et de dirigeants qui ne tremblent pas devant une simple remarque.
Mais visiblement, au CNRD, même l’humour est devenu une menace d’État.
— conakrylemag




