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La bombe Latina risque jusqu’à 2 ans de prison au Maroc

La bombe Latina risque jusqu’à 2 ans de prison au Maroc

Un vent de censure culturelle souffle sur le Maroc. Depuis l’interdiction du film Much Loved, qui raconte l’histoire de quatre prostituées marocaines, le gouvernement serre encore plus la vis du conservatisme.

Alors qu’elle se trouvait à Rabat le 29 mai dernier pour l’ouverture du festival Mawazine, Jennifer Lopez s’est vue elle aussi sanctionnée pour ses performances artistiques.

Face aux 100 000 spectateurs venus assister à son concert dans la capitale marocaine, mais aussi face aux téléspectateurs réunis devant la chaine publique nationale 2M qui transmettait le show en différé, la chanteuse du Bronx s’est lancée dans une prestation plus que suggestive. Rien d’inhabituel : les tenues autant que les danses se voulaient sexy et affriolantes – le twerk et les poses aperçues dans son clip avec Iggy Azalea, « Booty », étaient donc de rigueur.

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Une plainte pour attentat à la pudeur et des manifestations

Problème : le spectacle n’a pas plus à tous les Marocains. Critiquée par les internautes, sermonnée par le ministre marocain de la Communication, Mustapha El Khalfi (« ce qui a été diffusé est inacceptable et contraire au droit de radiodiffusion » a-t-il écrit sur les réseaux sociaux le lendemain), Jennifer Lopez a finalement été assignée en justice.

Une plainte pour outrage public à la pudeur a été déposée, selon Médias 24, par un plaignant, non cité, qui reproche à la star d’avoir « dansé et chanté des chansons d’une bassesse et d’un mauvais goût indéniables, avec des gestes et attitudes suggestives attentatoires à la pudeur et aux bonnes mœurs. Le tout en présence d’un public majoritairement composé de mineurs et de mineures ».

Enfin, le plaignant poursuit également le président de Maroc Cultures, l’organisateur du festival, pour complicité. Ce vendredi 5 juin, près de 150 membres du mouvement de la jeunesse du PJD, le parti au pouvoir, ont également manifesté devant le Parlement marocain à rabat, selon l’AFP.

La plainte contre J-Lo a, en réalité, très peu de chances d’aboutir ; elle est néanmoins passible d’une peine de prison pouvant aller d’un mois à deux ans. Selon TMZ, le concert n’est pourtant pas très différent des autres prestations que la chanteuse a déjà donné au Maroc.

L’incident intervient quelques jours après que le film Much Loved, présenté à la Quinzaine de Cannes cette année et qui raconte la prostitution au Maroc, ait été interdit de diffusion dans le pays, le gouvernement islamiste évoquant un « outrage grave aux valeurs morales et à la femme marocaine. »

Ce mardi, deux militantes françaises des Femen ont aussi été arrêtées à Rabat puis expulsées du Maroc après avoir posé seins nus devant un monument de la ville en signe de protestation contre la pénalisation de l’homosexualité.

Metronews/Conakrylemag.com

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