Bourgeoisie de la fonction publique: Le '' vesté-cravaté'' tue la jeunesse de mon pays
Habib Marouane Dinguiraye

Bourgeoisie de la fonction publique: Le ” vesté-cravaté” tue la jeunesse de mon pays

La brusque ascension au pouvoir et à des postes de responsabilité sans contrôle a troublé certains esprits, corrodé le sens moral.
L’élite africaine dans sa généralité pense que l’indépendance consiste à prendre la place de l’ancien colon et à jouir des avantages, souvent exorbitants.
Veste et cravate, considérées comme le symbole d’une dignité héritée du maître blanc, sont gardées par nos élites même quand la chaleur d’étuve les rend insupportables. C’est le sens du vrai prestige d’une bureaucratie bourgeoise mais culturellement sauvage et économique dépensière pour une économie d’un État fragile.
Le jeune vesté-cravaté attache du prix à ce signe et marque son appartenance à la caste néo-privilégiée.
Par ce mode d’accoutrement, ces jeunes ”vestés et cravatés” deviennent des parasites quémandeurs de faveur qui prennent en otage l’administration publique. Ils se vantent d’appartenir à une classe de luxe alors qu’ils sont que de paresseux qui contribuent à l’affaiblissement de notre système de production avec une puissance économique presque nulle. Ce train de vie vestimentaire sans rentabilité économique est une source de perte d’énergie et recettes pour l’État.
Contrairement au village où l’hôte doit prendre la daba pendant la saison des semis et du binage pour piocher le mil, le maïs ou le fonio; en ville, l’invité ne fait plus rien. Il est devenu un parasite social. Même à la fin de ses études, sans-emploi, le jeune guinéen préfère rester sur place que de retourner au village pour les travaux champêtres.
Il croit au miracle de la ville. Que le bonheur n’existe nulle part ailleurs qu’en métropole. On préfère la veste et la cravate à la brousse.
Combien de jeunes diplômés recherchent un stage sans toujours faire le gros effort d’accroître au maximum son propre plan de développement individuel.
Après un stage gagné ici à Conakry, ce jeune de Dabola ou de Yomou ne fait plus de tournés en brousse, ne quitte plus ni bureau, ni cravate ni veste, ni chaleur, ni odeur puante.
Ce symbole d’embourgeoisement démesuré dans notre pays et dans la plus part des Pays du Continent est l’une de nos grandes préoccupations pour nos jeunes cravatés et vestés.
L’État doit trouver des moyens de ramener tous ce jeune en fin d’études sans-emploi vers sa ville d’origine pour qu’il épouse l’amour de la terre.
Il faut penser à renvoyer de Conakry tous ces parasites sociaux. C’est une opération de salubrité.
Le village a besoin de ses enfants paresseux. La capitale au-delà de son confort luxueux, ne doit pas être une terre de refuge pour le vesté-cravaté de tous les jours.
Wassalam !
Par Habib Marouane Camara, Chroniqueur.

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