Bpifrance investit pour la première fois dans une startup de la blockchain

Une première donc pour la banque publique d’investissement, qui jusqu’à présent avait uniquement investi indirectement (17 financements) dans les startups de la blockchain. Via ses dispositifs d’aide à l’innovation, elle avait aussi participé à plus de 150 financements dédiés à ces jeunes pousses. Selon les informations des Echos, Bpifrance aurait cette fois-ci investi près d’un million d’euros dans cette jeune entreprise.
Faciliter les paiements de petits montants
« Le potentiel des cryptomonnaies est de plus en plus évident. Dans ce domaine où il reste encore beaucoup à explorer et à construire, Bitcoin fournit une plateforme d’expérimentation et de mise en œuvre sans pareil. Lightning est sa solution d’extensibilité la plus prometteuse. Nous sommes heureux et fiers d’aider et de collaborer avec Acinq une compagnie française qui figure parmi les leaders mondiaux de cette nouvelle technologie », a commenté Véronique Jacq, directrice du pôle investissement numérique de Bpifrance, dans un communiqué.
Acinq entend accélérer les transactions sur le protocole Bitcoin. En effet, le bitcoin n’est pas utilisable pour des paiements de petit montant, les transactions pouvant être très longues et les frais à payer trop élevés car dépendants de la demande sur le réseau au moment de la transaction. Ils ont ainsi pu atteindre plusieurs dizaines d’euros fin 2017, au plus fort de la flambée de la cryptomonnaie.
Développer une appli grand public
Pour surmonter ces problèmes, des chercheurs ont inventé un protocole, dit Lightning, qui permet de faire des paiements en bitcoin sans que la blockchain ne soit mobilisée à chaque transaction, en installant une sorte de vaste chambre de compensation virtuelle entre tous les utilisateurs. Les paiements faits avec ce protocole sont instantanés, et les frais de transactions sont faibles et en proportion du montant échangé. Acinq est l’une des rares sociétés dans le monde à avoir mis en oeuvre un réseau Lightning, proposant des applis permettant de faire et recevoir les paiements.
La nouvelle levée de fonds – après 1,4 million d’euros fin 2018 – doit permettre à la Fintech de « relever les défis qui demeurent » pour populariser son système auprès du grand public, « notamment en termes d’expérience utilisateur, de services et de fonctionnalités ».
« Dans l’environnement actuel de guerre des monnaies et de taux négatifs, la proposition de valeur de bitcoin — une monnaie libre, indépendante, et dont la politique de création est figée dans le protocole — devient incontournable », a estimé Kamel Zeroual, l’un des investisseurs dans le projet pour le fonds Serena. « Il ne manque plus qu’une solution » comme celle d’Acinq pour que « bitcoin ait les moyens de ses ambitions. », a-t-il ajouté.
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