La Plume à JacquesPolitique

Certaines écoles restent encore fermées à Conakry.

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Aboubacar Soumah SLECG

Certaines écoles restent encore fermées à Conakry. Le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée doit encore discuté des conditions de vie des enseignants. Le fait d’avoir répondu à l’invitation du gouvernement, devrait constituer un pas sûr vers la décrispation.

Pour un temps, parce que tout le monde a besoin du calme dans les établissements afin de garantir une année scolaire normale. La grève de ce mois est la conséquence du report de la crise depuis 2016. En réalité, les revendications ne datent pas d’aujourd’hui et le gouvernement au lieu d’y faire face, a plutôt choisi d’affaiblir le seul syndicat qui a encore une force.
Le gouvernement a réussi à faire naître deux bureaux.

L’un, ayant des liens forts avec Sy Savané et le pouvoir qu’il sert et l’autre plus intransigeant, dont les actions sont politiquement perçues. Ce n’est pas pour sauver l’école de tous les dangers. Puisqu’elle court de grands dangers. Les résultats scolaires ne sont pas des meilleurs des dernières décennies et le niveau de la majorité des apprenants ne cesse de baisser. Le gouvernement est responsable de la crise dans le système éducatif. Il ne se bat pas pour dépolitiser ce milieu qui lui sert aussi de propagande. Il fait dans la violence et dans la manipulation pour mieux marquer son indifférence face à la souffrance des enseignants.

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Il a fallu la pression pour qu’il y ait une première rencontre avec les syndicalistes, puis la deuxième et des protocoles d’accord ont été signés. Les plus importants n’ont pas été respectés. Profitant parfois de la naïveté des syndicalistes, on décide d’assainir le fichier du personnel enseignant, comme s’il fallait une grève dans le secteur de l’éducation pour que l’Etat s’occupe d’un problème qui l’empêche de recruter des diplômés qui sortent chaque année des centres de formation du pays.

L’Etat se rend complice des voleurs et se rend ainsi responsable des détournements de diverses natures.
L’Etat ne crée pas les conditions de la paix et du bon service. Il cherche à imposer le calme, ou même la résignation de tous.

Il piège les syndicalistes. Au terme d’une négociation hier deux membres du bureau du SLECG se font encore arrêter, à la suite des autres le week-end dernier, sans qu’on ne sache pour l’instant les raisons. Une telle démarche n’est pas pour encourager le dialogue, mais pour le tuer. Dans l’espoir aussi de tuer le mouvement de revendication. Rien n’a été fait l’année dernière dans le sens de la gestion de la crise. Tout est fait pour montrer qu’une seule voix compte. Les enseignants par peur de mourir de faim, ne peuvent résister tous. Ils reprennent des cours se contentant du peu.

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Mais le gouvernement se donnera raison. Il dit avoir triplé les salaires des formateurs à tous les niveaux. Il dit même avoir construit plusieurs salles de classe et c’est aux enseignants et élèves d’apprécier ce qui a pu être fait en leur faveur. L’école survivra si elle n’est souvent pas associée à la propagande politique. Elle se qualifiera, si on la laisse un peu dans les mains des professionnels dont la charge sera de conduire les réformes.

La plume à Jacques Lewa Leno

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