Politique

La course au pouvoir, l’irresponsabilité des acteurs par leur simple bêtise de coûte que coûte, plonge les espoirs dans l’incertitude.

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Marouane Dinguiraye Camara

Dix ans après, jamais promesse ne fut à ce point trahie, que faut-il faire?

Une décennie de gouvernance après, ce qui a été promis ne vient pas et c’est même le contraire de la promesse qui arrive.
Division ethnique, clanisme au sommet de l’État, paupérisation galopante, système de santé malade, système éducatif en lambeau, progrès en panne, bref un système de gouvernance défaillant et inadéquat.
Alors que l’intoxication a consisté de dire que le chômage prendra fin, que le meilleur du monde est avec ce système. Aucune promesse respectée.
On ne peut abuser longtemps un peuple qui finit par voir ce qu’il y a à voir plutôt que ce qu’on s’évertue à lui faire croire. Le système actuel a montré ses limites en terme de gouvernance politique et sociale.
Dans la fiction tout comme dans la réalité, même en segmentant le système, l’on ne peut plus faire usage productif. C’est à l’agonie. L’autorité de l’État est édentée comme un vieux râteau. Le pouvoir ne fait plus peur. Il est démystifié par ses occupants et des compétiteurs. Le mythe ne fait plus mythe.
On assiste à un usage politiquement abusif de Dieu, des communicants de tous les bords nourris au biberon éthnique et de haine. La réécriture de l’histoire, la haine de l’autre théâtralisée en cérémonies festives, la criminalisation de la pensée, des arrestations par des personnes cagoulées et les incarcérations sans procès. L’élévation de la propagande et la création des musées du mensonge.
Les guinéens se détestent de tel point qu’ils célèbrent la haine de l’autre et fêtent les tristes passions du prochain.

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A qui la faute ?

La course au pouvoir, l’irresponsabilité des acteurs par leur simple bêtise de coûte que coûte, plonge les espoirs dans l’incertitude.
L’inaction des uns vis-à-vis d’autres, sous le prisme politico-ethnique est une véritable menace pour la République.

Comment faire renaitre les espoirs ?

C’est simple, c’est pratique. La restauration de l’autorité de l’État et de la famille. Le respect des lois du pays et la redéfinition du contrat politique sur de nouvelles bases juridiques. Où, l’ethnie n’a pas de place, où en parle Guinée et guinéens.
Et pour cela, on a besoin d’une seule communauté nationale où la conscience de tous est la conscience de chacun.
Voir l’État dans la décadence et sans rien faire, fait de tous et de chacun responsable au malheur de tous et de chacun.
Les mots comme solutions aux maux, c’est bien possible.
Si la volonté de chacun est le choix de tous, alors parlons Guinée d’une même voix et dans les limites des passions.
Des guinéens ont versé des larmes et du sang, ça suffit maintenant.
Mettons nos intelligences au service de notre existence. Car, ce qui nous divise peut aussi nous unir. C’est possible !
Les coupables de l’histoire sont connus de tous. Cependant, le moment n’est pas au châtiment mais comment tenir debout un pays affecté par des rivalités politiques et de considérations ethniques.
La Guinée nous observe, agir ou périr?
A chacun de voir.

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