La Guinée est en proie à une série de décisions draconiennes émanant du Président de la Transition, le colonel Mamadi Doumbouya, suscitant des inquiétudes quant à la stabilité politique du pays. La dernière en date, exigeant le dépôt des passeports diplomatiques par les ministres, ne fait que renforcer le climat de tension au sein du gouvernement.
Cette mesure, présentée comme une tentative de rationaliser les coûts liés aux voyages ministériels, soulève des questions cruciales sur les motivations réelles du colonel Doumbouya. Les ministres, à l’exception de quelques-uns, se voient privés de leur liberté de mouvement à l’étranger, éveillant ainsi des doutes quant à la nature de cette restriction.
Le président de la Transition, après avoir réprimandé publiquement son équipe pour des présences excessives lors de cérémonies, semble désormais obsédé par la limitation des déplacements inutiles. Des sources internes signalent une agitation grandissante au sein du gouvernement, laissant entrevoir une possible dissension au sein du régime.
Le colonel Doumbouya, apparemment agacé par la « fuite » des ressources du pays dans des voyages peu fructueux, impose une nouvelle procédure autoritaire pour les déplacements officiels. Cependant, la question persiste : pourquoi cette soudaine prise de mesures restrictives ?
Les critiques suggèrent que le président de la Transition craint un renversement de son pouvoir nouvellement acquis. Les décisions récentes, notamment celle sur les passeports diplomatiques, pourraient être interprétées comme des signes de paranoïa ou de fragilité. Pourquoi instaurer une telle surveillance des mouvements de ses ministres, sinon par peur d’une opposition interne ou d’une contestation de sa légitimité ?
Les prochains jours seront cruciaux pour dévoiler les vraies raisons derrière ces mesures. La Guinée retient son souffle, se demandant si ces restrictions sont un acte désespéré visant à préserver un pouvoir vacillant. Les Guinéens cherchent des réponses : Pourquoi maintenant ? À quoi le Colonel Doumbouya tient-il tant, au point de restreindre la liberté de ses ministres ? Les jours à venir nous édifieront sur les vraies motivations derrière cette apparente crispation du pouvoir.
Ibrahima par conakrylemag
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