Politique

Crise politique en Guinée qu’elle est la position de l’UPG de Jean Marie Doré

Quelle est la position de l’UPG de l’ancien Premier Ministre Jean Marie Doré dans le bras de fer entre le pouvoir de Conakry et l’opposition ?

En marge de la clôture de session ordinaire des lois, l’ancien chef du Gouvernement de transition s’est prononcé sur la crise qui secoue son pays depuis l’annonce du calendrier des élections par la Commission électorale nationale indépendante. Au micro d’un confrère du site Africaguinee.com

Le doyen de l’opposition guinéenne,  Jean Marie Doré a également réagi face aux accusations portées contre le Gouvernement de transition par le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Kory Kondiano.

Depuis la publication du calendrier électoral par la CENI, le 10 mars dernier, la Guinée est plongée dans une crise politique. Quelle est la position de votre parti dans ce bras de fer entre le pouvoir et l’opposition ?

Je crois que nous sommes tous des gens intelligents. Ça serait terrible que l’on débatte  un sujet quelconque concernant la Guinée et qu’on ne puisse pas trouver une solution. Moi je pense que comme le disait Lamine Sidimé (ancien président de la cour suprême et ancien Premier ministre) « à l’impossible nul n’est tenu ».

On peut parfaitement coupler l’une des élections (locales ou communautaires) aux élections présidentielles. Cela n’est pas impossible.

Mais on me rétorque dans la mouvance qu’il n’y a pas d’argent et on me dit dans l’opposition radicale que tout est faisable. Alors, il faut quelque part céder du terrain pour qu’il soit possible de faire ces élections.

Dans le discours du président de l’Assemblée Nationale, il a mis un accent particulier sur la crise politique actuelle. Avez-vous un commentaire ? 

Oui il y a une crise parce qu’il y a une partie de la représentation nationale qui n’accepte pas la démarche du Gouvernement et elle réagit en boycottant les travaux de l’Assemblée.

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Il y a une autre partie qui vient. Chacun pour des motifs divers qui le concernent. Mais la vérité, c’est qu’il y a une crise. S’il n’y avait pas de crise les 113 ou 114 députés seraient ici.

Les arguments invoqués par l’honorable Kory Kondiano pour justifier la non-tenue des élections locales vous ont-ils convaincu ?

Ma lecture est une chose. Je ne suis pas obligé de partager le même point de vue avec le président de l’Assemblée. Mais comme nous n’étions pas en débats, je ne pouvais pas porter un jugement de valeurs sur ce qu’il a dit en séance. Si nous étions en débats, son discours aurait suscité de ma part une réaction.

Il a tout de même pointé un doigt accusateur sur la 2ème République et le Gouvernement de la transition dont vous étiez pourtant le Premier ministre. Qu’en dites-vous ?

Je ne suis pas personnellement mis en cause, mais il a trouvé une faille pour justifier pourquoi ces élections posent des problèmes.

Mais je ne crois pas que ce soit la deuxième République ou le Gouvernement de la transition qui en soit responsable. Parce que c’est une série de comportements de tous qui a amené ce retard.

Tout ce que l’on a connu comme désordre dans l’organisation de ces élections et dans l’acceptation ou dans le rejet des résultats est venu du fait qu’on n’a pas voulu accepter qu’on fasse les  élections à la base avant la présidentielle lors de notre séjour à Ouagadougou.

Et, c’est Monsieur Sidya qui avait imposé avec la menace de faire cavalier seul, si on ne commençait pas par l’élection présidentielle. Or c’était une erreur. Pourquoi ?

Parce que vous connaissez, c’est l’Afrique. Une fois que le président est élu, il demande les populations « vous m’avez élu, mais je n’ai pas les communes, je n’ai pas l’assemblée nationale ». Et pour avoir cela, on recourt souvent à des raccourcis. Voilà ! Ce n’est pas le gouvernement de la transition, ni le Gouvernement de la 2ème République.

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Les problèmes qu’on connait maintenant sont nés du fait d’un mauvais choix des programmes électoraux. Si on avait commencé par les élections communales et les élections législatives, le Président n’aurait pas les moyens de se faire accuser de faire pression sur l’appareil administratif de l’Etat pour avoir la  majorité.

Le représentant Spécial du Secrétaire Général  des Nations-Unies, Mohamed Ibn Chambas a dit ce mardi qu’il « est urgent de faire le dialogue et de trouver des conclusions consensuelles en Guinée » afin d’aller vers les  élections. Qu’en pensez-vous ? 

La politique est basée sur le dialogue, sur les échanges. Donc, lorsque l’ont dit qu’il est urgent qu’il y ait le dialogue, ce n’est pas une nouveauté. Mais s’il n’y a pas de débat comment voulez-vous avancer en prenant une moyenne des propositions ? (…)  S’il y a blocage, si chacun reste agrippé sur  ses opinions, la rue va prendre position.

Et si la rue prend position, le désordre ne profite à personne. Seuls en souffre les victimes. Donc, je crois qu’il faut parler, il faut convaincre et être sûr de soi.

Personne ne peut me coller ici dans un débat concernant les institutions, l’économie ou le droit. Donc, je viens ici complètement libéré de tout complexe. Et si on me fait des propositions que je n’accepte pas, je  dits non, si c’est négociable, alors on tend proposition moyenne.

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