Abdoulaye Sankara
Abdoulaye Sankara

Dans sa lancée, un béret rouge tente de griller un feu rouge. Mais, il a beau rétrograder pour lancer sa machine, son engin (Mate) poussif n’a pas la vitesse de l’éclair.

Tanatè ? 18 na coco ? Grand P et sa vénus hottentote ? Le coffre-fort volant de Sonfonia a-t-il atterri ? Merci, Papa Demba envoie une chanson là-bas et bienvenue à Conakry, capitale mondiale du rire.

Mardi, 7 heures. Route le Prince. La ruée vers les bureaux est à son paroxysme, depuis l’annonce du ‘’gouverner autrement’’. Limousines, 4X4, tacots, taxis-guimbardes et autres motos-fusées se disputent la chaussée. Dans ce concert de vrombissements, quelques petits « futés » en motos slaloment entre les autos pour éviter une piste encombrée ou un feu rouge.

Dans sa lancée, un béret rouge tente de griller un feu rouge. Mais, il a beau rétrograder pour lancer sa machine, son engin (Mate) poussif n’a pas la vitesse de l’éclair. Il freine donc en catastrophe, évitant de se faire écrabouiller par les torpédos qui s’étaient déjà lancées dans l’autre sens. Ayant mordu sur la ligne, il tente une marche à reculons pour se mettre à la hauteur du feu tricolore. Mais un autre motard avait déjà investi les lieux et l’arrière de la Mate du béret rouge est allé heurter son avant. L’homme dit poliment au militaire de regarder derrière lui quand il recule. Il ne le fallait pas, puisque la réplique fut verte : « tu es bête non…!? » Et blablabla et gnamatosse.

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Les autres usagers étaient figés par la réaction de ce militaire d’une autre époque. Même le béret vert en « TVS de luxe » à côté était interloqué. Pire, le bonhomme que le bérets rouge avait remorqué tentait vainement de le raisonner. Puis ce fut le feu vert et chacun s’élança, mettant fin à cet épisode autant matinal que ridicule.

Au moment où les supérieurs des corps habillés tentent d’inculquer un esprit courtois à la troupe, des brebis galeuses persistent et chient. Et moi, ça me fait dire enfoirés à ces abrutis qui ne respectent pas leur tenue. Notre béret rouge serait en tenue civile qu’il aurait négocié une excuse. Mais, se croyant sorti de la cuisse de Jupiter, voire du fessier de Saturne, il roule sur la chassée, tente de brûler un feu rouge et manque de respect à un citoyen. Un effronté de cette espèce, l’armée n’a certainement que faire.

Rien qu’à y penser, ça me fait épancher ma bile. Il me faut une boutanche bien tapée pour « galacer mon kèr ».

Je me coltine donc au bistrot. Mais, quel désert ! Hormis le caissier qui somnole derrière son comptoir brinquebalant, une serveuse enroulée dans un pagne comme un esquimaux, et les mouches qui animent le bal et la scène, plus rien. Je tire alors le personnel de son hibernation: « Y a quoi? Votre congélateur est vide ou bien c’est la fédération qui a réquisitionné votre terrasse pour un match? » « Ha, nous-mêmes on comprend rien, woh. Tous les clients sont fuis » rétorque la gonzesse. « En tout cas, si vous voulez m’empêcher de fuir également, apportez-moi d’urgence une Guiluxe bien fraîche. »

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Après les fêtes et les deuils en quinconce, je peux encore m’offrir mon nectar préféré. Un exploit car février est la période d’aridité absolue du travailleur moyen! Je fais le bouche à bouche à dame Guiluxe en pensant à tous les autres qui côcôtent les cérémonies de présentations de félicitations des dernières nominations pour s’humecter les lèvres. Tanatè ?

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