Deux mois pour se repentir. Deux mois pour obtenir de Dieu le pardon de tous les péchés.
Grande mosquée du Plateau
Grande mosquée du Plateau

Deux mois pour se repentir. Deux mois pour obtenir de Dieu le pardon de tous les péchés.

Deux mois pour se repentir. Deux mois pour obtenir de Dieu le pardon de tous les péchés. Les deux mois ont tout un sens dans notre pays. Les chrétiens catholiques viennent de boucler leur démarche de reconversion, par le pèlerinage national de Boffa. Les évangélistes observent périodiquement le jeûne et organisent des prières pour les guérisons. Les musulmans sont au deuxième jour du ramadan de l’an 1440 du calendrier musulman. Les traditionnalistes, que nous appelons aussi animistes, se promènent avec le nom de Dieu et ne demandent que du bien pour ce pays de paradoxe. Pays qui est tout de même religieux. Profondément religieux. Cette qualification tient au constat général de notre attachement au nom de Dieu. Lorsque nous sommes dans les moments de difficultés et quelque fois dans la joie aussi.
Ce ne sont pas nos propres efforts qui empêchent notre pays de basculer, dit-on souvent. L’œuvre d’un être suprême en est pour beaucoup. Et régulièrement, nous en parlons avec anxiété lorsque les prémisses d’une crise sont là. Les leaders religieux attendent que toutes les conditions d’une grave crise soient réunies, pour commencer des démarches en direction des protagonistes. Pourtant, les germes d’une crise à même d’affecter tous les secteurs sont déjà là. On n’a pas besoin de les chercher, elles sont semées par ceux qui aiment le chaos et qui observent, bras croisés, en attendant d’en apprécier l’aboutissement.
Les campagnes en cours pour et contre le changement de constitution sont l’élément pervers de toutes les insuffisances de notre société en quête d’image et de prospérité. Le débat est soulevé par ceux qui manipulent tout le monde. Ainsi donc pour les prochains mois qui nous séparent de décembre 2020, les énergies et ressources qui nous restent seront entièrement consacrées à ce combat assez moins intéressant par rapport aux défis qui nous restent à relever. On ne parle plus de priorité, les communautés sont toutes associées à la recherche de clients pour le nouveau faux marché.
Les leaders religieux ne peuvent pas continuer à se taire. Ils doivent parler et dire la vérité maintenant. Les libertés sont compromises. Des jeunes opposants se font arrêter. Les manifestations restent interdites, seulement pour ceux qui ne sont pas avec le pouvoir. Un prêtre, pasteur ou imam qui dénonce unetelle injustice ne mérite pas l’enfer.
Les innocents ne sont tous pas en prison, mais plusieurs coupables se promènent. Continuent de mentir et voler les biens du peuple. Cet argent, ils l’envoient dans les églises et mosquées pour acheter la grâce divine. Peut-être qu’ils n’ont aucune conscience du fait que la grâce ne coûte rien et ne se donne que par Dieu. Mais leur générosité est vantée par ceux qui font prier : prêtres, pasteurs et imams. Dieu lui-même quitte momentanément nos espaces de culte pour se consacrer exclusivement à ceux qui comprennent le sens de l’amour et de l’humanité.
C’est en vain nous implorons sa bonté pour nous sortir de la pauvreté, si nous restons nous-mêmes responsables de notre retard. C’est en vain nous chassons satan de nos maisons, lorsque tous les jours, nous l’invitons à nous habiter. Pays religieux, c’est dans les actes.

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