Femmes d’Ici et d’Ailleurs: Agnès Mimi Loua, Présidente de l’ONG ‘’Femme Leader pour la Formation et l’Emploi des femmes’’

Femmes d’Ici et d’Ailleurs: Agnès Mimi Loua, Présidente de l’ONG ‘’Femme Leader pour la Formation et l’Emploi des femmes’’

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Le Bulletin du Gouvernement (Septembre 2016) – Femmes d’Ici et d’Ailleurs: Agnès Mimi Loua, Présidente de l’ONG ‘’Femme Leader pour la Formation et l’Emploi des femmes’’

Rencontre avec Mme Agnès Mimi Loua, Présidente de l’ONG ‘’Femme Leader pour la Formation et l’Emploi des femmes’’ (FELFEDEF). Mobilisatrice pour les causes des femmes et des enfants, Mme Agnès est comptable à la mutuelle financière des femmes africaines (MUFFA) de la Commune de Matoto.

Bonjour Madame, et merci de nous recevoir. Vous êtes une femme engagée qui milite pour les causes des femmes et des enfants. Pouvez-vous présenter vos structures, et expliquer leurs objectifs?
Merci de me donner la parole. Nos objectifs ne sont autres que donner la formation aux femmes, défendre leurs droits, et leur faciliter l’accès aux emplois, mais aussi et surtout assister les personnes (femmes et enfants), particulièrement fragiles.
Quelles actions concrètes menez-vous sur le terrain?

La formation des femmes sur plusieurs domaines (teinture, saponification, etc. ), est, avec leur alphabétisation, notre souci majeur. A ce jour, nous avons pu trouver des emplois pour 22 femmes au sein de certaines sociétés et entreprises de la place. En même temps, nous avons créé un centre transitoire d’appui d’urgence aux enfants en situation difficile, ou victimes de la pauvreté et ce centre a recueilli 65 enfants depuis la période de l’épidémie d’Ebola. Nous avons aménagé quatre classes, pour assurer l’éducation d’enfants dont les parents n’ont pas les moyens de les scolariser. Leurs âges varient entre 5 et 12 ans et certains d’entre eux sont logés dans les murs du centre même.
Comment faites-vous pour financer toutes ces actions?
Pour le financement de nos activités, c’est d’abord nos ressources propres, grâce aux contributions ou cotisations mensuelles, qui nous permettent de développer nos initiatives. Je signale également l’accompagnement de quelques personnes ressources et l’UNICEF nous assiste aussi, ainsi que l’organisation Terre des Hommes.

Notre pays a été durement frappé par l’épidémie à virus Ebola. Durant cette période comment avez-vous géré votre activité de protection de personnes vulnérables ?

Nous avons collaboré et travailler sur le terrain, dans le cadre de l’assistance aux enfants orphelins d’Ebola. Nous avons lancé une campagne de sensibilisation et de collecte de fonds et à ce moment-là, il y’avait beaucoup d’enfants qui étaient en situations de mobilité ; nous les abritions dans notre centre et ensuite, nous recherchions leurs parents. Nous placions également des enfants dans des familles d’accueil, et dans les familles biologiques. Nous avons fait une caravane de collectes dans plusieurs marchés, ainsi que dans plusieurs départements ministériels et institutions, pour trouver de l’aide, bien avant que les bailleurs ne nous viennent au secours. Ces fonds nous ont aidés à subvenir aux besoins des enfants.

Quels rapports avez-vous avec le Ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance ?

Nous avons une très bonne collaboration avec ce département qui fait du mieux pour que nos activités puissent être des succès. Nous sommes aussi en partenariat avec la Direction Nationale de l’Enfance (DNE). Cette direction nous recommande souvent des enfants en situation difficile, afin que nous leur venions en aide.
Votre structure travaille pour l’enfance ; Est-elle une sorte d’orphelinat ?

Notre particularité, c’est les femmes et les enfants car, qui parle ‘’mamans’’, parle forcément ‘’enfants’’ mais, notre centre n’est pas un orphelinat. Nous cherchons à créer la relation entre l’enfant et ses parents, parce que le meilleur cadre de vie c’est la famille. Dès que nous recevons un enfant, nous cherchons immédiatement à l’intégrer dans ‘’sa’’ famille. Depuis nos débuts, nous avons retrouvé plusieurs parents. Les enfants qui se trouvent au centre actuellement, sont des nouveaux venus dont nous recherchons les parents.

Que prévoyez-vous pour vos ‘’petits’’ protégés, en ce mois de Juin?

Nous avons prévu des activités récréatives pour les enfants ; Nous organisons souvent des journées, comme le 12 mars dernier et nous allons renouveler en ce mois de juin. Elle est intitulée « journée sans stress pour les enfants ». Nous comptons l’organiser au jardin du ‘’2 octobre’’, pour offrir aux enfants l’occasion de se récréer.

Quelle contrepartie avez-vous, en consacrant autant de temps et d’énergie à ces enfants en danger?

Rien, matériellement en tout cas ; Nous ne gagnons rien et d’ailleurs, nous n’attendons rien non plus. C’est tout simplement du volontariat en faveur d’enfants innocents. C’est une des manifestations de l’humanisme.

Avez-vous un appel à lancer aux concitoyens ou aux autorités du pays ?

Mme Agnès : Je sollicite les autorités, pour mettre en place des stratégies pour aider les enfants ; ils sont l’avenir de la Nation. Sur 100 enfants, 30 seulement vivent dans des conditions normales ; Et donc 70%, sans être orphelins, ont une existence malheureuse, avec des parfois des souffrances physiques et morales. Il faut souligner également que des enfants sans encadrements peuvent tomber dans la délinquance et le grand banditisme.

Pour consulter et télécharger l’intégralité de “Le Bulletin du Gouvernement”, merci de cliquer ici: https://gouvernement.gov.gn/…/2016-06-30…/2015-10-13-13-31-39

La Cellule de Communication du Gouvernement

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