Politique

Kassory Fofana a indiqué qu’il n’est pas chargé de conduire un dialogue ou de mener des négociations mais plutôt de recueillir les avis

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    Le Premier Ministre Kassory Fofana et Cellou Dalein Diallo
    Le Premier Ministre Kassory Fofana et Cellou Dalein Diallo
    Mode nuit

    Le Président de la République a instruit le Premier ministre d’engager des consultations avec les Institutions républicaines ainsi que les forces politiques et sociales du pays. Quelques jours après l’adresse à la Nation du Chef de l’État, le Premier ministre a tenu à préciser l’objet et les contours de sa mission dans une intervention radiotélévisée.

    Monsieur Ibrahima Kassory Fofana a indiqué qu’il n’est pas chargé de conduire un dialogue ou de mener des négociations mais plutôt de recueillir les avis des structures visées et de rendre compte à son mandant. Mais dans la même intervention, le Premier ministre a exhorté les uns et les autres à ne pas refuser le dialogue qui reste et demeure, selon ses déclarations, la seule alternative.

    Les termes ayant leur sens, il est important que les futurs participants à ces consultations soient clairement fixés sur la nature des échanges ou des contacts qu’ils vont avoir avec le Premier ministre. À moins que la réalité sur le terrain n’apporte un changement quant à la nature et le contenu des échanges.

    Mais qu’il s’agisse d’un dialogue politique ou social, d’une concertation, de négociations ou de consultations, il y a devrait y avoir une ligne rouge à ne pas franchir.

    Au Cameroun, le Président Paul Biya vient d’engager son pays dans un processus de  » dialogue national inclusif  » en vue de trouver des voies et moyens pour régler la crise dans les régions anglophones. Mais il a pris la précaution de dire que ce dialogue pourrait aborder toutes les questions sauf la partition du pays ou la sécession des régions concernées par la crise. Cette question est donc la ligne rouge à ne pas franchir.

    Pourquoi n’a-t-il pas envisager un référendum pour consulter le Peuple camerounais pour lui demander s’il accepte que les régions anglophones du pays créent une République distincte du reste du pays? Pourquoi n’accepte-t-il l’existence d’une « République d’Ambazonie » ? Peut-il substituer sa volonté à celle du Peuple souverain du Cameroun?

    Paul Biya a pris l’initiative d’un dialogue national tout en fixant les limites de celui-ci.

    Dans le cadre des consultations nationales qui vont démarrer en Guinée, il était important de fixer également une ligne rouge en indiquant les questions sur lesquelles les discussions ne pourraient en aucun cas porter. C’est le cas du principe de l’alternance démocratique édicté par la Constitution à travers la limitation du nombre de mandats présidentiels.

    De même que les consultations ne doivent pas porter sur la forme républicaine, le principe de l’unicité et de la laïcité de l’État, le pluralisme politique et syndical, la durée du mandat présidentiel par exemple. Dire qu’aucun sujet n’est tabou ne paraît pas tout à fait approprié lorsqu’on a pour ambition de consolider l’État de droit et de ne pas remettre en cause les certains fondements de la République.


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