L’année 2017 débute mal pour l’opposition républicaine

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    Aboubacar Sylla UFC
    Aboubacar Sylla UFC
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    Pour les opposants au régime Alpha Condé, l’année 2017 sera celle de tous les défis liés notamment au respect de l’Accord de sortie de crise paraphé en 2016. Ils menacent déjà de prendre des dispositions pour faire valoir leurs revendications.

    Au terme d’une plénière tenue mardi 27 décembre au QG de l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg), Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition a évoqué les raisons qui font que la date retenue pour l’organisation des élections locales à l’issue du dialogue ne sera pas respectée.

    « Nous sommes dans une situation où de multiples retards pour la mise en œuvre des dispositifs de l’Accord du 12 octobre entrainent nécessaire- ment la révision de la liste électorale. Il sera difficile de tenir le scrutin local au mois de février.

    Il se trouve que de multiples retards se sont répercutés sur l’adoption du Code électoral à l’Assemblée nationale, ainsi que sa transmission au président de la République pour être promulgué»,

    explique M. Sylla. Pour cet ancien ministre de la Communication, il s’agit là de la première violation des dispositifs de l’Accord du 12 octobre 2016, prévoyant la tenue des élections locales au mois de février de 2017.

    «On est donc dans une situation de blocage avec la CENI qui doit lancer un appel d’offres pour le fichier électoral. Mais si elle même, elle ne vient pas pour participer aux travaux du comité de suivi et s’informer du projet du cahier de charges, on ne sait pas comment elle peut mettre en œuvre les dispositions de cet accord »,

    renchérit le porte parole de l’opposition, accusant par la suite l’organe de gestion des élections d’avoir une ‘‘mauvaise volonté et d’être en manque d’engagement’’ dans la conduite des élections locales. Avant d’interpeller le président de la République sur le respect des relevés de conclusion de ce dialogue, Aboubacar Sylla a levé un coin du voile sur un soupçon de main noire qui serait

    en train d’agir dans l’ombre, alors que si «nous avons accepté d’aller au dialogue, c’est parce que le président de la République» s’est engagé à «appliquer et faire appliquer par toutes les institutions cet accord». Donc, si une seule disposition de cet accord est violée, avertit M. Sylla, l’opposition considèrera qu’il a été rendu caduc. Faudra-t-il alors revenir à la case du départ? Sur cette éventualité, Aboubacar Sylla laisse planer le suspense.

    Par Aissatou Diallo


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