le boom des prestataires viticoles (3/4)

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Au début des années 1990, elles n’étaient encore qu’une poignée. La Gironde compte désormais plus de 400 entreprises de prestations de travaux viticoles, selon EDT (Entreprises du territoire) Gironde, l’organisation professionnelle du secteur. De toutes petites entreprises, parfois installées à l’étranger, côtoient de belles PME ayant pignon sur rue. Le poids-lourd du secteur, c’est Banton-Lauret avec ses 200 salariés en CDI et un effectif qui dépasse 800 collaborateurs en haute-saison. « Nous accompagnons les exploitants viticoles dans tous les domaines d’activité tout au long de l’année. C’est une prestation globale », met en avant Benjamin Banton, le directeur général l’entreprise qui affiche 20 M€ de chiffre d’affaires.

Une croissance de 8 à 10 % par an

Comme nombre de ses concurrentes, Banton-Lauret connaît une croissance de 8 à 10 % par an, voire plus… tout en refusant des clients quasi-quotidiennement faute de main d’œuvre sérieuse. Une pénurie persistante malgré une vraie stratégie de fidélisation, à l’aide de primes d’assiduité notamment, de formation continue et de logement de ses salariés. Mais la main d’œuvre locale est difficile à convaincre, comme en témoigne Miguel Martinho Afonso, dirigeant de PSTT Viti, qui emploie 10 salariés en CDI et une soixantaine de saisonniers pour les vendanges pour un chiffre d’affaires de 2 M€ : « Nous offrons des conditions de travail et de logement dignes avec un salaire légèrement supérieur au Smic mais les travailleurs locaux refusent les CDI et préfèrent jongler entre des CDD, le RSA, Pôle emploi et du travail au noir. C’est une réalité. » Pour renforcer l’attractivité des métiers de la vigne, le Département de la Gironde autorise à titre expérimental le cumul du RSA et d’un emploi saisonnier à hauteur de 300 heures par an, entre les mois de septembre et décembre 2019.

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Dans ce contexte de pénurie, le secteur est confronté à l’arrivée de travailleurs et d’entrepreneurs de toutes sortes, installés en France ou à l’étranger, et prêts à casser les prix… quitte à rogner très largement sur les conditions de travail et d’hébergement, voire même à en faire une source de profits en tant que marchand de sommeil, à Pauillac, Saint-Estèphe ou Cussac.

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« Il vaut mieux payer le vrai prix et avoir une conscience… Quand des propriétés font appel à des prestataires suspects qui propose des tarifs moitié moins chers, soit ils sont au courant, soit ils font semblant de ne pas voir. C’est une réalité. Cette concurrence est très inconfortable pour nous et l’Etat doit agir », regrette Benjamin Banton qui appelle à « une prise de conscience collective des exploitants, des prestataires et des collectivités. Il faut rappeler les bonnes pratiques et la réglementation aux prestataires comme aux exploitants. »



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