A LA UNELibre opinion

Le CNRD doit revoir la copie en mettant un peu plus de rigueur dans le choix des administrateurs territoriaux du pays.

Le CNRD doit revoir la copie en mettant un peu plus de rigueur dans le choix des administrateurs territoriaux du pays.

Décider après chaque coup d’état que le plus gradés se trouvant au niveau des circonscriptions administratives du pays, remplacent l’autorité civile en place, est parfois, aberrant et lourde des conséquences.

En effet, en plus du fait que ces nouveaux administrateurs territoriaux n’ont souvent pas la compétence de leurs nouvelles compétence, certains n’ont pire, pas encore les pré-requis nécessaires pour se familiariser rapidement aux exigences liées à l’exercice de leurs fonctions. L’administration du pays est une chaîne; c’est pourquoi, on parle de chaîne de commandement.

Les conséquences d’un sous-Préfet, d’un Préfet ou un gouverneur qui ignore tout de ses attributions, de son rôle et de ses responsabilités dans l’exercice de ses fonctions, sont plus gravissimes qu’un Ministre médiocre à la tête d’un département ministériel.

Depuis l’avènement du CNRD au pouvoir, les nouvelles autorités se préoccupent pour ne pas dire, s’acharnent sur les élus à la tête des collectivités décentralisées du pays. Or, la situation des représentants du Colonel Mamady Doumbouya, Président de la République, à la tête des entités déconcentrées de l’État que sont, les sous-préfectures, les Préfectures et les régions administratives du pays, est pire qu’aux niveaux des élus locaux à la tête des communes rurales et urbaines du pays.

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Et quand on sait que ce sont ces entités déconcentrées de l’État qui assurent la tutelle rapprochée de ces entités décentralisées, on peut deviner les conséquences d’avoir des incultes à la tête de ces entités.

Quand j’ai écouté le discours de bienvenue prononcé par le premier représentant du colonel Mamady Doumbouya dans la sous-préfecture de Mafara, préfecture de Dalaba, j’ai eu la chair de poule.

Ça fait froid au dos de savoir que bien lui, le premier magistrat de cette sous-préfecture de Mafara et qui préside ses destinées. On ne peut pas déplacer le forgeron de sa forge pour le bureau et l’intellectuel, du bureau à la forge et attendre des résultats venant de l’un ou de l’autre.

Le problème n’est pas le fait d’avoir choisi de remplacer des civils par des militaires. Il y’a autant des cadres civils médiocres pour ne pas dire, cancres que des militaires.
Le problème, c’est d’avoir procédé à ces remplacements de façon hasardeuse pour tomber sur des militaires qui trouvent le fusil plus léger, plus facile à manier que le stylo.

Et pourtant, les forces des défenses et de sécurité du pays ( police, gendarmerie, armées et douane ), regorgent des cadres compétents qui n’ont parfois, rien à envier aux cadres civils.
Des cadres militaires qui sont à l’aise aussi bien dans le maniement des armes que dans le maniement du stylo.
La question c’est, pourquoi on est autant léger dans le choix des responsables des administrateurs territoriaux du pays ?

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En attendant de trouver une réponse, il est temps d’inviter notre Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation à se réveiller pour corriger ce manquement préjudiciable à la bonne gestion sociale, économique, politique et culturelle de nos sous-préfectures préfectures et régions administratives du pays.

Sow Boubacar, Switzerland 🇨🇭

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