
La Guinée est le théâtre depuis la mi-octobre de protestations, qui ont fait au moins 29 morts – 28 civils et un gendarme – contre le projet prêté de longue date au président, élu en 2010 et réélu en 2015, de chercher à se présenter de pour un troisième mandat en 2020. L’actuelle Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels et l’opposition soupçonne que le nouveau texte servira à Alpha Condé, 81 ans, de prétexte pour remettre son compteur présidentiel à zéro.
Interrogé sur cette réforme constitutionnelle par France 24 et RFI, le président Alpha Condé déplore le traitement réservé à la Guinée sur ce plan : « Je ne comprends pas, il y a beaucoup de pays qui ont changé de Constitution et c’est passé comme une lettre à la poste, quand il s’agit de la Guinée, comme Alpha Condé est un homme indépendant et qui a son franc-parler, peut-être que ça gêne beaucoup de gens ».
Au sujet d’une candidature éventuelle à la prochaine présidentielle, il n’exclut rien et s’en remet à son parti, le RPG (Rassemblement du peuple de Guinée) : « Ça, c’est le parti qui décidera, ce n’est pas un homme qui se présente, c’est le parti qui présente. Les partis sont libres ».
Christophe BOISBOUVIER|Marc Perelman france42.com
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