A LA UNELa Plume à Jacques

Les choses se mettent en place. Progressivement. Le premier ministre, la structure du gouvernement. Et les attentes dorénavant. Tout le monde semble attendre la nomination des ministres.

Les choses se mettent en place. Progressivement. Le premier ministre, la structure du gouvernement. Et les attentes dorénavant. Tout le monde semble attendre la nomination des ministres. L’administration fonctionnera ainsi normalement. Mais c’est la transition, donc ceux qui arrivent sont limités dans un temps qui reste encore à définir. Béavogui a certainement travaillé sur cette structure avant, mais elle ne semble pas répondre aux attentes de certains. Les départements sont beaucoup. On n’aurait pu en réduire le nombre, dit-on, pour mieux agir et moins dépensé. Un ministre coûte plus cher à l’Etat que certains services souvent ignorés. Et si à la charge on ajoute la corruption et son manque d’action, le pays perd triplement.

L’avantage d’un gouvernement avec peu de ministres, c’est la facilité qu’on a de les contrôler et de les évaluer. Le ministre à la tête d’une administration et des techniciens qui s’occupent de l’éducation par exemple dans son ensemble, il n’aura qu’à mettre en œuvre la politique du CNRD, en poussant tout le monde au travail. Cela peut lui valoir des déplacements, des réunions et de la pédagogie. C’est un ensemble d’actions qu’il devra conduire pour réussir à manager. S’il demandait, on aurait pu lui dire moins de 20 départements. Ce serait le début des réformes. Il faut mettre dans la mentalité du guinéen, que ce n’est pas le ministre qui travaille, mais les employés de l’Etat.

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Réformer, c’est aussi donner de la valeur aux grandes directions et services techniques. Ceux-ci ne sont pas tenus par des politiques, mais par des guinéens compétents qui cherchent à obtenir des résultats. Réformer, c’est commencer par dépolitiser l’administration, en refusant que tous les gestionnaires de la vie publique soient forcément des amis du CNRD ou du premier ministre. Il va falloir accepter d’aller au-delà. Réformer, c’est poursuivre certains travaux entamés par les gouvernements du Président Alpha Condé. Parce qu’ils n’ont pas été mauvais toutes ces dernières années.

Ensuite, le premier ministre à très vite pris fonction. Il aurait été bon qu’il commence par présenter au peuple de Guinée ses biens. Il n’a pas encore travaillé pour notre administration. C’est pourquoi le peuple doit savoir ce qu’il a, en s’installant au petit palais de la colombe. A la fin de la transition, nous ne souffrirons pas à juger de sa probité. Il dit être venu pour servir et non se servir, il en sera ainsi, seulement s’il nous permet de le connaître entièrement. En déclarant ses biens, il se protège des petits jugements et oblige ses prochains collaborateurs au gouvernement, à le faire.

Si le CNRD, Mohamed Béavogui et le futur gouvernement veulent aider le pays à changer, ils doivent commencer à mettre en œuvre leurs discours. Les promesses n’aideront pas. Le silence non plus. Les guinéens ne continueront pas sans cesse à leur accorder le bénéfice du doute. Déjà le Président de la transition ne nous a pas déclaré ses biens, ses adjoints ne sont pas connus, la machine de la transition est entrain de se mettre en place avec les pratiques de l’ancien régime. Tout est encore comme avant.

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