A LA UNELibre opinion
Les Mollah de Labé avec leur sentence contre l’imam, ont gravement porté atteinte à l’Etat
De-quoi je-me mêle. Par Sow Boubacar, Switzerland
De-quoi je-me mêle.
L’État est le seul détenteur de la puissance publique et sensé être le premier garant des droits du citoyen. La mosquée est un édifice, un espace public ouvert à tout citoyen même non musulman.
Les Mollah de Labé avec leur sentence contre l’imam, ont gravement porté atteinte à l’Etat, seul détenteur et dépositaire de la puissance publique.
La République de Guinée dans ses fondements est un pays laïque qui garantit de par la loi, la liberté d’opinion et d’expression.
Si les propos de l’imam incriminé sont jugés inacceptable par les autorités religieuses de Labé, il n’avaient d’autres choix que la justice pour auditionner, instruire, jugé, condamner ou innocenter l’imam qui est avant tout, un citoyen de la République avant d’être imam.
De même, aucun espace de la République fut-il l’anceinte d’une mosquée ne peut-être interdit par aucune autre autorité fut-elle religieuse en dehors de l’autorité judiciaire du pays.
C’est pourquoi, si la justice de la République laisse faire que dés sentences soient prononcées contre un citoyen de la République par des Mollah au nom de la religion, elle créé un précédent très grave à Labé et dans le pays en général.
J’ose ainsi espérer que cette affaire qui fait l’actualité en ce moment et divise l’opinion publique que la justice va se saisir de l’affaire dans un bref délai afin de rétablir la République dans ses droits régaliens.
Un tribunal de la République ne peut pas condamner Aliou pour délit d’opinion dans le même pays où des Mollah peuvent s’arroger l’autorité et le droit de condamner un citoyen au nom de l’islam pour un délit similaire.
Sow Boubacar, Switzerland 
PAR CONAKRYLEMAG.COM
— conakrylemag
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