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Mafanco : un jeune magistrat, a rendu une décision qui a dû surprendre plus d’un observateur.

Dans le procès contre Monsieur Aboubacar Soumah, le Président du Tribunal de Première instance de Mafanco, un jeune magistrat, a rendu une décision qui a dû surprendre plus d’un observateur. En effet, en raison de la promptitude avec laquelle le parquet de ce Tribunal s’est mis en branle pour se saisir de cette affaire, beaucoup craignaient le pire pour l’ancien député. Mais le juge Souleymane Traoré a renvoyé le ministère public à ses chères études en suivant pas ses réquisitions. 

 

C’est une preuve supplémentaire qu’il existe dans ce pays des juges qui ont une haute conscience de leur mission, même s’ils ne font pas de bruit.

 

C’est pourquoi, en critiquant la justice, il faut faire la part des choses en ne confondant pas les procureurs et les juges. Les premiers relèvent du ministre de la Justice et sont soumis entre autres au principe de la subordination ou de la hiérarchie, les seconds rendent la justice en disant le droit.Tant que les juges jugent en n’étant soumis qu’à la loi et à leur conscience, les citoyens sont sécurisés sur le plan judiciaire en dépit des actions des procureurs. Le citoyen a plus à « craindre » un juge qu’un procureur. Ce dernier n’est qu’un  » demandeur », pour être simple. Il n’obtient pas toujours ce qu’il demande au juge. On se souvient encore de la démarche insolite d’un procureur qui, pour obtenir la condamnation d’un acteur de la société civile, n’avait rien trouvé d’autre à faire que de se rendre au bureau du juge en charge du dossier, pour le supplier de condamner le pauvre. L’enregistrement audio de cette conversation entre le procureur et le juge a scandalisé tout le monde. Mais ces échanges ont tout de même permis de comprendre qu’un juge peut bien refuser ce que lui demande un procureur, que ce soit dans une salle d’audience, donc en public, ou dans le secret d’un bureau. Le jour où tous les juges ou la majorité d’entre eux seront capables de résister à toutes les formes de pressions auxquelles ils peuvent faire face dans l’accomplissement de leur mission, le citoyen pourrait dire enfin  » mon pays a une justice », « une justice qui protège contre l’arbitraire d’où qu’il vienne et qu’en soit l’auteur ou les motifs ».

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Par Me Mohamed Traoré avocat membre du CNT Guinée 

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