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Pagaille Ministérielle: Le Test de Leadership pour Wright

L’Art de la Gestion au Ministère de la Justice: Le Cas d’Alphonse Charles Wright

Lorsque le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Alphonse Charles Wright, a prononcé les mots « Quand je ne suis pas au pays, on pagaille », il a sans doute provoqué plus d’émoi qu’il n’en attendait. Cette déclaration, loin d’être seulement méprisante, révèle une facette préoccupante de la gestion ministérielle actuelle. Elle souligne un point critique dans la gestion moderne de la fonction publique : la centralisation excessive du pouvoir et l’insuffisance de délégation.

Dans toute organisation efficace, la capacité à déléguer est aussi cruciale que le leadership lui-même. Un ministre, quelles que soient ses compétences, ne peut et ne doit pas agir comme un super-héros. La réalité du fonctionnement d’un ministère tel que celui de la Justice et des Droits de l’Homme exige une répartition équilibrée des responsabilités. Quand la centralisation excessive crée un vide à la tête, la « pagaille » n’est pas une surprise mais une conséquence prévisible.

En cherchant des boucs émissaires, on évite souvent de s’attaquer aux vrais problèmes. Un bon manager doit être capable de reconnaître les failles de son système. Il s’agit là d’un principe fondamental de bonne gouvernance et de leadership responsable. Si le ministre Wright souhaite incarner les principes d’un bon républicain, il devrait en toute logique reconnaître les déficiences de son administration.

La proposition que le ministre Wright présente sa démission n’est pas à prendre à la légère. Elle est le symbole d’un acte de responsabilité et d’intégrité, deux qualités indéniablement liées à la crédibilité d’un dirigeant. Dans un climat politique où la confiance publique est durement acquise et facilement perdue, une telle démarche ne ferait pas que rétablir l’équilibre. Elle servirait également d’exemple, renforçant la notion que l’honnêteté et l’humilité sont essentielles à la fonction publique.

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L’épisode de « pagaille » au sein du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, tel que rapporté par Alphonse Charles Wright, est donc bien plus qu’un incident isolé. C’est le reflet d’un besoin impératif de repenser la gestion et le leadership au sein des institutions publiques. Pour rétablir l’ordre et l’efficacité, une évolution est nécessaire, à commencer par la capacité des ministres à déléguer et à faire preuve de responsabilité.

La rédaction

PAR CONAKRYLEMAG.COM

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