Passe d'arme entre Donald Trump et Apple, qui refuse de débloquer l'iPhone d'un terroriste
De gauche à droite, le patron d'Apple Tim Cook et le président des États-Unis Donald Trump. - NICHOLAS KAMM / AFP
De gauche à droite, le patron d'Apple Tim Cook et le président des États-Unis Donald Trump. - NICHOLAS KAMM / AFP

Passe d’arme entre Donald Trump et Apple, qui refuse de débloquer l’iPhone d’un terroriste

La marque californienne refuse de hacker les deux téléphones du tueur de Pensacola, même sous la pression de la justice américaine. Donald Trump s’énerve sur Twitter.

Petit accroc dans l’idylle de façade entre Tim Cook et Donald Trump. Dans le cadre de l’enquête sur la tuerie de Pensacola, en Floride, le procureur général William Barr a accusé Apple, lundi 13 janvier, de ne pas collaborer avec la justice, en refusant de déverrouiller les deux iPhone du présumé coupable. À la suite de cette déclaration, le président Donald Trump a directement tweeté pour enfoncer l’entreprise californienne.

Dans une rhétorique assez simpliste, Donald Trump a reproché à Apple de ne pas « aider » la justice américaine à traquer les « tueurs, les dealers de drogue et les criminels violents » alors qu’il « a tout le temps aidé [l’entreprise] sur le COMMERCE ». Et pour bien insister, le chef d’État américain n’a pas lésiné sur l’usage des capitales – gage de sa véhémence habituelle.

Œil pour œil, tweet pour tweet ?

Peu après, Apple s’est défendu – adoptant la même ligne de défense qu’il y a trois ans. La société de Tim Cook a répondu que l’entreprise fournissait des « gigaoctets d’information » mais qu’elle refusait de créer une « backdoor » même au nom de la loi, même si le tueur est décédé. L’entreprise californienne argue qu’elle ne veut pas laisser la possibilité à des personnes mal intentionnées de les utiliser ensuite.

« Nous rejetons l’accusation selon laquelle Apple n’aurait pas fourni l’assistance nécessaire à la justice dans le cadre de l’enquête de Pensacola. Depuis l’attaque, le traitement des demandes a été rapide, minutieux et certaines sont encore en cours », a expliqué Apple.

En 2016, l’affaire de San Bernardino, en Californie, avait déjà créé un précédent. Au terme d’un bras de fer juridico-médiatique, le FBI avait finalement fait appel à une personne tierce pour déverrouiller l’iPhone 5C du terroriste – en gardant le silence sur le « comment ».Apple n’avait finalement pas cédé. Face au procureur de Floride, l’argumentaire de Tim Cook demeure inchangé : créer une porte dérobée pour hacker un téléphone – même d’un assassin – menace la sécurité d’iOS et donc celle des utilisateurs de terminaux Apple. 

Des répercussions pour la sécurité des utilisateurs

Les mots du patron d’Apple, couchés dans une lettre ouverte publiée à l’époque, résonnent aujourd’hui particulièrement :

« Le gouvernement des États-Unis a demandé qu’Apple prenne une mesure sans précédent qui menace la sécurité de nos clients. Nous nous opposons à cette décision, qui peut avoir des répercussions allant bien au-delà de ce cas spécifique », avait-il alors écrit. « Le FBI veut que nous développions une nouvelle version du système d’exploitation, contournant plusieurs dispositifs importants de sécurité. […] Dans de mauvaises mains, ce logiciel – qui n’existe pas aujourd’hui – aurait le potentiel de déverrouiller n’importe quel iPhone qui serait en la possession physique de quelqu’un. »

Par https://www.01net.com

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