PDG-RDA : parti sans boussole, au service du pouvoir CNRD

Guinée : le PDG-RDA s’agenouille devant Doumbouya, la mascarade électorale en marche
Le PDG-RDA, autrefois parti de l’indépendance et du panafricanisme, vient de sauter à pieds joints dans le jeu du pouvoir militaire. Son secrétaire général, Ismaël Condé, a annoncé sans détour que son parti ne présentera aucun candidat en 2025, affirmant :
« Notre candidat, c’est Mamadi Doumbouya ! Aussi longtemps qu’il sera président, nous, on n’est pas candidat. »
Derrière cette déclaration aux allures d’aveu d’impuissance, c’est une soumission totale à la junte qui se dessine. Ce ralliement n’a rien d’un choix politique stratégique : il sonne comme une allégeance contrainte, dictée par la peur et l’opportunisme.
Un parti historique devenu simple figurant
Le PDG-RDA, héritier du parti unique de Sékou Touré, aurait pu être une force d’opposition, une alternative, ou au moins un acteur du débat politique. Au lieu de cela, il choisit de se mettre au garde-à-vous devant un régime militaire, dont l’unique objectif est de confisquer le pouvoir par la ruse et l’intimidation.
Avec une telle posture, le PDG-RDA abdique toute ambition politique et envoie un message clair : il ne sert à rien de parler de démocratie en Guinée tant que les militaires sont là.
- Depuis trois ans, la junte a méthodiquement écrasé toute contestation.
- Les partis d’opposition sont muselés, leurs leaders emprisonnés ou contraints à l’exil.
- Le climat politique est verrouillé, la presse sous pression, les libertés publiques inexistantes.
Dans un tel contexte, le PDG-RDA n’a même pas eu le courage de jouer la comédie de la compétition électorale. Il s’est directement rangé du côté du plus fort.
Vers une présidentielle sans adversaire ?
Cette sortie d’Ismaël Condé vient confirmer ce que tout le monde soupçonnait : la junte ne prépare pas une élection démocratique, mais un plébiscite arrangé.
L’objectif est simple vider la course présidentielle de toute véritable opposition et assurer une « victoire » écrasante à Mamadi Doumbouya.
Les partis politiques, sous pression ou complices, vont progressivement se retirer, laissant le champ libre à une transition transformée en régime militaire permanent.
En clair, la mascarade électorale est en marche, et le PDG-RDA vient d’en être l’un des premiers complices.
Un coup dur pour la démocratie guinéenne
Si ce ralliement était un simple jeu d’alliances politiques, il ne susciterait pas tant d’indignation. Mais dans un pays où toute opposition est réprimée, où la parole est confisquée, et où le scrutin à venir ressemble de plus en plus à une farce, le choix du PDG-RDA n’est pas anodin.
Comment croire à des élections crédibles si l’un après l’autre, les partis baissent les bras ?
Pourquoi le PDG-RDA, censé défendre un héritage politique fort, préfère-t-il jouer les seconds rôles plutôt que d’assumer son indépendance ?
Ce genre de renoncement ne fait que conforter la junte dans son entreprise de confiscation du pouvoir. Mais l’histoire est claire : les régimes qui s’appuient sur des partis dociles et des élections truquées finissent toujours par tomber.
Le PDG-RDA a choisi son camp : celui de la soumission. Reste à savoir si les Guinéens, eux, accepteront ce simulacre sans réagir.
— conakrylemag




