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Personne ne peut soutenir sérieusement que le 28 septembre 2009, les manifestants avaient détruit des biens publics ou privés, s’en étaient pris à d’autres citoyens ou qu’ils avaient créé des troubles à l’ordre public.

Personne ne peut soutenir sérieusement que le 28 septembre 2009, les manifestants avaient détruit des biens publics ou privés, s’en étaient pris à d’autres citoyens ou qu’ils avaient créé des troubles à l’ordre public.La terreur était telle que personne n’osait risquer sa vie en se mettant dans la rue. Les organisateurs de la manifestation et les manifestants n’avaient d’autre préoccupation que de se mettre à l’abri et échapper ainsi à la furie des  » tueurs », non satisfaits des exactions dont ils venaient de se rendre coupables et qui voulaient faire plus mal encore.
Ce jour, Conakry rassemblait à une ville fantôme. Le traumatisme était si fort qu’il n’y avait pas de place pour une quelconque résistance.

En ce qui concerne la manifestation elle-même et les conditions de son organisation, on ne pouvait pas reprocher à ses organisateurs d’avoir bravé une interdiction. En effet, dès lors qu’elle n’avait pas été interdite, elle pouvait se dérouler de façon tout à fait normale. Et d’ailleurs, c’était plus un rassemblement qu’une manifestation sur la voie publique. Un rassemblement dans un lieu public ou dans un endroit clos, présente moins de risques de troubles à l’ordre public qu’un cortège ou un défilé sur la voie publique.
Objectivement parlant, aucun risque de troubles à l’ordre public n’était raisonnablement envisageable ce jour. Les organisateurs semblaient avoir pris toutes les précautions d’usage pour que le rassemblement puisse se tenir tranquillement et se disperser dans les mêmes conditions.

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C’est dire que ceux qui s’évertuent à impliquer à tout prix les organisateurs de ce rassemblement dans la tournure tragique qu’il a connue font un amalgame dangereux. C’est vrai qu’on a pris cette fâcheuse habitude de mettre dos à dos ceux qui organisent des manifestations ou y prennent part et ceux qui tuent des manifestants.

Très heureusement, il existe, malgré cette velléité de d’intoxication, les règles de procédure que les magistrats chargés de juger cette affaire doivent respecter.

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