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Quoi qu’on fasse en Guinée… Les communales, une élection interdite

Quoi qu’on fasse en Guinée… Les communales, une élection interdite
VOTRE NOTE

Pour s’aviser, aucun effort que celui de consulter les textes juridiques guinéens qui rendent à l’évidence qu’il faudra donc un miracle… de la magie, pour réussir l’organisation des échéances communales en 2017. Victime d’une manipulation profonde, le cadre juridique des élections en Guinée souffre des lacunes qui prêtent à diverses interprétations résultant de l’incohérence d’idées de la classe politique.

L e processus électoral s’est planté depuis que les deux plus grandes formations politiques du pays se sont entendues sur une modification partielle de la Loi électorale au détriment de l’intérêt des populations à la base. Malgré l’opposition d’une frange de la classe politique, non pas par conviction, mais pour n’y avoir pas trouvé son intérêt, le Code électoral a été amendé.

L’on ne sait pas trop à quoi serait dû le silence assourdissant de l’institution en charge de l’examen de la constitutionnalité du texte alors qu’elle devrait statuer dans les 30 jours ayant suivi sa saisine. Tout y est donc pour que l’organisation des élections communales, dont les dernières remontent en 2005, soit impossible cette année. Le cadre juridique des élections est devenu un véritable labyrinthe.

La situation profite momentanément à l’Exécutif qui prétexte avoir la volonté de tenir le scrutin, mais, se défend-il, par faute de lois, est incapable de faire des injonctions ni à la Cour constitutionnelle, ni à la CENI. Ayant naïvement pris part à ce chamboulement du processus, l’opposition républicaine, s’étant avisée de son erreur, fait croire à l’opinion publique qu’elle n’en est pour rien.

Pourtant, elle a, pour avoir joué le jeu, le même degré de responsabilité que l’Exécutif. Autant elle aurait revendiqué si le coup avait abouti, autant elle devrait assumer son échec. Des Communales oui, mais pas cette année Il y a deux énormes obstacles à la tenue du scrutin d’ici à la fin de l’année.

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Le premier est lié à la saison pluvieuse qui a commencé et qui va durer 6 mois. La mobilisation serait trop faible en zone rurale si on organisait les élections pendant cette période à cause de l’urgence des travaux champêtres. Le second tient des textes juridiques qui ne peuvent pas s’appliquer dans la circonstance actuelle. L’amendement du nouveau Code des collectivités locales, faisant partie du cadre juridique des élections communales, est prévu pendant la session des lois en cours.

Cette session s’est ouverte depuis le 5 avril 2017 pour une Pour s’aviser, aucun effort que celui de consulter les textes juridiques guinéens qui rendent à l’évidence qu’il faudra donc un miracle… de la magie, pour réussir l’organisation des échéances communales en 2017. Victime d’une manipulation profonde, le cadre juridique des élections en Guinée souffre des lacunes qui prêtent à diverses interprétations résultant de l’incohérence d’idées de la classe politique. durée de 90 jours.

Elle prendra fin le 5 juillet prochain à 5 mois seulement de la fin de l’année, sans oublier le délai imparti entre son adoption à l’Assemblée nationale, sa promulgation par le président de la République et sa publication dans le Journal officiel, en passant par son examen de conformité par la Cour constitutionnelle. La Guinée a ratifié le Pacte de convergence de la Cédéao sur la bonne gouvernance qui, en son article 2, stipule qu’« aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques».

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A cet égard, comme en 2016, on peut affirmer qu’il ne pourrait y avoir d’élections cette année. Pour éviter une grave crise politique, il est temps que les acteurs politiques de tous bords se retrouvent autour de la table de négociation afin de sortir un nouveau calendrier électoral sans user du droit de manifestation de rue. Le plus tôt serait mieux pour le pays. Car, plus ça tarde, plus les frustrations s’accumulent.

Voilà pourquoi on ne doit plus jouer à la prolongation, au risque de ne pas pouvoir tenir aussi les législatives prévues en 2018. Et avec la présidentielle de 2020 qui sent des velléités d’un éventuel 3e mandat, l’on est en passe de prédire un probable syndrome congolais. Méditons-y !

Par Abdoul Malick Diallo

Le populaire Guinee




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