Selon toute vraisemblance, le Justice veut se servir du dossier de Amadou Djouldé Diallo pour envoyer un signal fort à ceux qui tiennent des propos considérés comme offensants à l'endroit du Chef de l'État. Quitte à violer la loi. Conakrylemag.com 1er site d'information en Guinée toute l'actualité en continu
Me Mohamed Traoré

Selon toute vraisemblance, le Justice veut se servir du dossier de Amadou Djouldé Diallo pour envoyer un signal fort à ceux qui tiennent des propos considérés comme offensants à l’endroit du Chef de l’État. Quitte à violer la loi.

Selon toute vraisemblance, le Justice veut se servir du dossier de Amadou Djouldé Diallo pour envoyer un signal fort à ceux qui tiennent des propos considérés comme offensants à l’endroit du Chef de l’État. Quitte à violer la loi.

 

Il n’est pas exclu que les procédures pour offense au Chef de l’État se multiplient dans les prochains jours, avec en toile de fond une multiplication des détentions provisoires, et, conséquemment, une restriction de la liberté d’expression.La notion d’offense au Chef de l’État est si vague qu’on pourrait tout y mettre. On parle de « paroles ou actions qui blessent quelqu’un dans sa dignité, dans son honneur, outrages commis publiquement envers une personne, un groupe de personnes ou un corps donné, qui constituent un délit.  » Avec une définition aussi large, toute parole ou action qui ne plaît pas pourrait être considérée comme une offense auChefdel’État. Et comme, l’article 132 de la loi sur la liberté de la presse autorise le juge d’instruction à placer en détention provisoire une personne poursuivie pour offense au Chef de l’État, les procureurs feront systématiquement recours à l’information judiciaire en saisissant un juge d’instruction et en demandant à celui-ci de prendre une ordonnance de placement en détention provisoire. L’ouverture d’une information judiciaire ne s’expliquera pas par la nécessité de mener des investigations poussées mais par le seul souci d’obtenir un mandat de dépôt.

A LIRE >>  Détention du journaliste Amadou Djouldé Diallo : AIPS et RSF réclament le respect de la loi

 

Et pourtant, lorsque la personne poursuivie ne risque qu’une peine d’amende, comme c’est le cas en matière d’offense au Chef de l’État, il n’y a pas de mandat de dépôt, donc de détention provisoire.

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook

About conakrylemag

Information à la Une en Guinée : l'actualité et l'information en direct sur conakrylemag.com. Infos politiques, internationales, économiques, ... Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook ou via le bloc commentaire. N'oubliez pas de partager nos articles merci ! Signalez réagissez : Vous pouvez contacter l’équipe de journalistes qui travaille à conakrylemag.com pour lui soumettre un texte, témoigner de ce qui vous est arrivé, signaler une information, relever une erreur, réagir à une actualité… Contactez-nous 620 17 89 30 en Guinee en France +33 98485752

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.