A LA UNELes perles de sankara
Walahi bilahi talahi, c’est décidé ! Je vais en toucher deux mots à ces enfoirées de voisines qui déversent leurs eaux sales sur la route.
Walahi bilahi talahi, c’est décidé ! Je vais en toucher deux mots à ces enfoirées de voisines qui déversent leurs eaux sales sur la route. Dans notre quartier où nous avons déjà du mal à respirer de l’air pur, voici que nous sommes obligés de patauger dans de la boue puante d’oignon et de soumbara avant de rentrer chez nous.
Quelle cochonnerie que cette sale manière de se foutre rondement de la voie publique et de ceux qui l’empruntent. Et tout ça, avec une nonchalance à vous donner envie de matraquer toutes ces idiotes avec leurs louches, elles qui se soucient peu de la salubrité publique.
La dernière fois, une des bonnes à tout faire que leurs maîtresses envoient semer la gadoue a failli me balancer de l’eau sale dessus. Il a fallu que je crie sur elle comme un chien enragé pour qu’elle se retienne le temps que je passe. Cela ne l’a pas empêché de transformer la rue en une véritable mare qui dégage des odeurs insupportables jusqu’au moment où je trace ces lignes. Avec les nids-de-poule qui jonchent cette rue non éclairée, je ne vous compte pas le nombre de personnes qui tombent dans cette saloperie.
Le pire, c’est que ces ruminantes ne se rendent même pas compte qu’elles sèment ainsi les nids des moustiques qui viendront transmettre le paludisme à leurs propres rejetons. Elles croient déverser la merde sur les autres alors que tout cela risque de se retourner contre elles. Et leurs pauvres maris qui n’ont pas fini de régler leurs crédits de pastis frelaté vont devoir encore s’endetter pour soigner leurs petits morveux. Eh Allah !
Quand je regarde tout ça, je me dis que dans ce pays, on ne souffre pas seulement de pauvreté. Ce qui nous tue le plus, c’est surtout l’ignorance de ces bougnoules au masculin et au féminin qui n’ont guère conscience de la merde qu’ils répandent partout. Ce qui m’énerve le plus, c’est que quand le palu viendra les décimer, ils diront que «c’est la volonté de Dieu».
Comme si Allah était obligé de sauver la vie d’un en foiré qui ne pense même pas à s’assurer un cadre de vie sain pour lui-même et pour ses voisins. Non Allah n’est pas obligé ! Tanatè ?
PAR CONAKRYLEMAG.COM
— conakrylemag
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