Menacé, Dr Faya Millimouno contraint au silence : la junte veut-elle étouffer toute opposition ?
En Guinée, la répression politique franchit une nouvelle étape. Cette fois, c’est Dr Faya Millimouno, leader du Bloc Libéral, qui se voit contraint d’observer un “silence provisoire” face à l’intensification des menaces pesant sur lui. Une manière détournée de dire qu’il est forcé au mutisme par un régime qui ne tolère plus aucune voix discordante.
La scène politique guinéenne se vide progressivement de ses opposants, non pas par adhésion à la junte, mais par peur des représailles. Après les arrestations arbitraires, les enlèvements ciblés et les intimidations judiciaires, le CNRD semble désormais passer à une nouvelle forme de musellement : pousser les contestataires à l’autocensure sous la menace.
Une répression qui ne dit pas son nom
Dr Faya Millimouno n’est pas un opposant radical, encore moins un agitateur. Il a toujours prôné un dialogue républicain et s’est positionné comme un acteur de la transition démocratique. Pourtant, même lui n’échappe pas à la machine répressive du pouvoir.
Ce silence forcé s’inscrit dans une stratégie bien rodée :
• Neutraliser un à un les leaders politiques gênants.
• Créer un climat de peur pour dissuader toute critique du régime.
• Démontrer que personne, même les figures modérées, n’est à l’abri.
La junte ne veut pas seulement empêcher ses adversaires de parler, elle veut qu’ils se censurent eux-mêmes par peur des conséquences.
Un pays sous étouffoir
Avec ce nouvel épisode, la Guinée s’enfonce encore un peu plus dans l’autoritarisme. Après les arrestations arbitraires d’opposants et d’activistes, voici venu le temps de la terreur invisible, celle qui oblige même les figures politiques les plus pacifistes à se taire.
Mais la vraie question est : jusqu’à quand ?
L’histoire a montré que les régimes qui gouvernent par la peur finissent toujours par être rattrapés par la colère du peuple.
En poussant ses opposants au silence, le CNRD croit se protéger. Mais en réalité, il alimente une frustration qui finira par exploser. Dr Faya Millimouno se tait aujourd’hui, mais combien d’autres oseront encore parler avant que la répression ne devienne insoutenable ?
— conakrylemag




