Culture Diessira Condé pointe du doigt le manque criard de financement
Diessira Condé RTG

Culture Diessira Condé pointe du doigt le manque criard de financement

Guinée – Plan de relance culturelle : les professionnels s’expriment !
Dans sa démarche, Ansoumane Diessira CONDÉ, journaliste et animateur culturel tente tout d’abord de poser un diagnostic.

Diessira CONDÉ est l’une des vedettes de la section culturelle de la RTG (Radio-Télévision-Guinéenne)

« Les maux dont souffre le secteur culturel c’est d’abord, l’absence d’une vision claire et cohérente à partir de laquelle toutes les actions doivent être réalisées par tous les acteurs intervenant dans le secteur ». A-t-il dit.
Pour le célèbre journaliste guinéen, la vision moderne d’une politique doit définir les priorités qu’il a citées dessous :

« L’éducation artistique et culturelle des jeunes ; la formation citoyenne des populations ; la création de richesse ; la création d’emplois ; l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes ; le rayonnement international du pays ; l’attractivité des territoires ; la promotion de la diversité culturelle ; la promotion de la cohabitation pacifique entre les communautés ; la promotion de la paix et l’intégration sous régionale.

Toutes les actions menées tant par le département que par les autres acteurs et les partenaires techniques de la Guinée doivent s’inscrire dans ce cadre. C’est ce qui donne la cohérence, la logique, l’efficacité et la visibilité de l’action culturelle en Guinée.
La définition de cette vision qui colle avec les préoccupations nationales et du gouvernement fait que tout en se développant la culture, apporte des solutions à des problèmes sociaux, économiques, éducatifs, culturels, etc ».

Selon Diessira Condé, tel n’est pas le cas en Guinée. Par conséquent, il édifie quelques zones d’ombre et dénonce des amalgames : « Le Ministère et certains services techniques ne jouent pas leur rôle. Il y a une confusion de genre. Exemple : le BGDA qui fait office de Caisse de Sécurité ».

De poursuivant, Diess appuie sur la gâchette : « La concurrence entre le département face aux structures qu’il a lui-même agrées. En effet, un Ministère est sensé avoir une vision, ensuite concevoir, orienter, vérifier, contrôler. Mais le Ministère de la Culture a un tout autre fonctionnement. Au lieu de faire-avec ou de faire-faire, il fait tout seul. Il conçoit, exécute et personne pour contrôler ce qu’il fait. Du coup, à la place d’un organisme de conception et d’orientation, on a une grosse Agence d’Évènementiels qui tue toutes les autres structures artistiques et culturelles. Les seuls projets qui bénéficient de subventions sont la Quinzaine Artistique et le Festival National des Arts et de la Culture qui sont des évènements conçus et exécutés par les cadres du ministères. Ce qui fait dire à de nombreux observateurs que le Ministère existe pour ses cadres. Étant entendu qu’aucune structure ne perçoit de subventions pour la réalisation de leurs activités. Ce sont là, quelques réalités qui plombent complètement le secteur culturel guinéen ».

En clair, Diessira Condé pointe du doigt le manque criard de financement : « Il n’existe aucun dispositif pour le financement. Pas d’aide, pas de soutien. Les structures doivent se débrouiller. Dans beaucoup de pays, par exemple en France, le financement se fait par croisement. C’est à dire que, qu’un acteur ayant un projet structurant et fédérateur peut avoir le financement soit de sa commune, de son de département, de sa région. Mais pour que cela soit possible, il faut que la décentralisation soit poussée de manière à ce que les collectivités territoriales se saisissent de compétences culturelles. Mais aucune collectivité locale en Guinée n’intègre la culture dans ses actions de développement. Tout ce que j’ai évoqué plus haut prend en compte l’évolution du contexte politique, économique, social, culturel, etc. ».

Comme solutions urgentes, Diessira ne passe pas par le dos de la cuillère : « En raison des difficultés que connaissent les structures culturelles, il est impératif de leur apporter de l’aide. Cette aide peut se faire sous plusieurs formes : Réduction ou suppression des charges d’impôts, d’eau, d’électricité pour les structures installées ou les lieux culturels : certains hôtels, maquis, restaurants, bars, qui accueillent des manifestations artistiques et culturelles ».
Dans son speech, l’ancien animateur de la célèbre émission Vacances Loisirs, attire l’attention des guinéens : « L’arrivée de la Covid-19 a amené les artistes à des innovations, des inventions par l’introduction du numérique et de ses plateformes. Le Financement d’un programme pour aider les artistes à rentabiliser. Ce nouveau marché peut atténuer certains problèmes pécuniaires. En gros, si on veut sauver le secteur culturel aujourd’hui, c’est de le prendre en compte dans le plan d’urgence. Et pour être équitable et juste, il faut identifier tout le monde ».
Source: Page Diessira Convergence/sitanews

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