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De 1958 à aujourd’hui, il n’y a que deux types de guinéen : Le bourreau (État) et la victime (citoyen).

Face à l’urgence !
Ce n’est pas le moment des discours. Ce n’est pas le temps de dormir et ronfler profondément. La patience et la miséricorde ne sont plus de mise. La peur et la résignation doivent cesser. C’est l’heure du glaive et de la colère et non la minute de la grâce, comme le disait Luther. 


Face à l’urgence du moment et la nostalgie d’une évidence perdue, avant tout espoir d’en trouver une nouvelle, la contestation citoyenne doit frapper de plein fouets cette horde dirigeante sans crainte. L’histoire démontre qu’aucun État ne dure jamais lorsqu’il supprime les tumultes politiques et instaure un ordre passionnel. Cela a été toujours le début d’une révolution et un boulevard au chaos.


Le refus de la protestation par l’instauration de l’État n’abroge pas autant les conflits et les divisions internes. C’est pourtant là, la clé du passage à la maturité démocratique. 


La caractéristique fondamentale de toutes les sociétés humaines, c’est la permanence des luttes. La recherche du bon, de l’idéal et du perfectible. Mais seul le mal a donné naissance au bonheur et au bien être. 
La société guinéenne est héritière d’une longue tradition d’hésitation et de résignation face à son destin fondant tout espoir de libération à la volonté divine. 

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Il faut cependant prendre la mesure de l’extrême difficulté de la transmission du pouvoir et son exercice dans un contexte de crise d’autorité. Seule avec la lutte qu’on défitichise le nihilisme abstrait d’un pouvoir à l’agonie. 


Le salut ne viendra jamais dans cette forme d’hypocrisie et de lâcheté. Le faire semblant est ce cancer rongeur qui tue à p’tit feu la société guinéenne. De 1958 à aujourd’hui, il n’y a que deux types de guinéen : Le bourreau (État) et la victime (citoyen). Et d’ailleurs, on aime à le dire : Si un peuple est gouverné par des tyrans, c’est sans doute qu’il le mérite, car Dieu laisse régner un coquin à cause des péchés du peuple. En d’autre, chaque peuple mérite ses dirigeants. 


Qu’avons-nous fait à Dieu pour avoir ces sans-cœur ? Pourquoi espérer à un bien-être sans coup férir ?


Sommes-nous condamnés à la passivité et à l’indignation alors qu’un groupe de prébendiers nous achève à la scie électrique ? 
Aujourd’hui c’est votre voisin. Vous acceptiez la complaisance de l’inaction parce que ça ne vous concerne pas. Quelle triste ignorance ?


Alors que le tyran se nourrit de sang qui n’a ni odeur d’amis ni saveur d’ennemis. Il vit de ça. Quand ça finira chez l’ennemi, il fera face à l’ami. Car il faut du sang pour assouvir les esprits et les appétits. 
Face à l’urgence, à vous le choix : Lutter ou Périr, vaincre ou mourir. Votre destin dépend de votre courage. Ce n’est ni la France ni les USA. 
Wassalam !

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Marouane Dinguiraye Camara

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