Edito : Activiste ou Militant du FNDC ? Voici comment préserver votre sécurité et celle de vos communications...
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Edito : Activiste ou Militant du FNDC ? Voici comment préserver votre sécurité et celle de vos communications…

La triste vérité est que nous vivons aujourd’hui en Guinée sous une surveillance terrible. Après l’arrestation de Sekou koundou et Ibrahima Diallo membre et leader du Front National pour la Défense de la constitution FNDC. 

Fort malheureusement la plupart des gens sont depuis quelques mois inquiet, inquiétés ou apeurés par cette répression du régime d’Alpha Condé. Filature, infiltration mise sur écoute le message est claire le pouvoir ne reculera pas et le FNDC doit sans contester redoubler de vigilance et surtout former ses membres et ses partisans sur les comportements à avoir quant à leur activisme sur le terrain et sur le web. Sans quoi, cette peur peut se transformer en paranoïa et devenir paralysante. 

Et en définitif, certains risque de ne pas s’engager dans l’activisme “radical”. D’autres resteront sûrement engagés, mais leur paranoïa créera une atmosphère à coup sure étouffante qui désolidarisera les personnes. Résultat ? Le mouvement risque de mourir.

Pourquoi le FNDC doit instauré une culture de la sécurité ?

La culture de la sécurité est un ensemble de pratiques et d’attitudes, que tous les membres actifs doivent suivre pour protéger le groupe, des pratiques qui sont élaborées pour améliorer la sécurité des activistes. Ces directives, fondées sur des situations récentes et historiques de répression, aideront à réduire la paranoïa et augmenter l’efficacité. Cet article est une contribution modeste à la culture de la sécurité et ne devrait pas être considéré comme exhaustive. En tant qu’activiste nous allons faire preuve de malice et allons l’adaptez à notre situation celle de la défense de la constitution. Une série d’articles sur la sécurité web et les conseils à appliquer en tant qu’activiste guinéen fasse à un Etat voyou qui ne respecte plus aucune règle. Ses conseils sont tirés d’un article de l’organisation GDR une organisation à visage découvert qui utilise l’action directe dans le combat pour sauver la planète.

Les règles de la culture de la sécurité

Ne parlez jamais de…

  • votre implication, futur implication ou de celle de quelqu’un d’autre dans un groupe clandestin.
  • votre désir ou de celui de quelqu’un d’autre de s’engager dans un groupe de la sorte.
  • votre participation ou de celle de quelqu’un d’autre à des actions illégales.
  • vos plans ou de ceux de quelqu’un d’autre pour de futures actions illégales.
  • des détails d’actions illégales, comme un endroit, un moment, des noms de participants, etc.

Par ailleurs, ne demandez pas aux autres s’ils sont membres d’un groupe clandestin. La désobéissance civile, non-violente est illégale, mais quelquefois elle peut être débattue ouvertement. En général, les détails de la désobéissance civile, non-violente ne devraient être abordés qu’avec des personnes qui s’engageront dans l’action ou avec celles qui la soutiennent. Je ne nie pas avoir planifié du sabotage. Mais je ne l’ai pas planifié dans un esprit de témérité, ni par amour de la violence. Je l’ai planifié après voir constaté calmement et sobrement de la situation politique qui se présentait après beaucoup d’années de tyrannie, d’exploitation et d’oppression de mon peuple par les Blancs.

– Nelson Mandela

Il est toléré (et même encouragé) de soutenir ouvertement le sabotage et toutes les formes de résistance tant que vous ne mentionnez aucun nom, endroits, moments. Même si l’expression de votre soutien est légale dans votre pays, ayez conscience des possibles répressions ou conséquences afin de prendre une décision réfléchie sur les risques que vous souhaitez prendre.

Ne parlez jamais à la police, aux services de renseignements, etc.

  • Peu importe que vous soyez innocent ou coupable. Peu importe à quel point vous êtes intelligent. Ne parlez JAMAIS à des policiers surtout des policiers guinéens, aux services de renseignements, etc. Peu importe que vous croyez dire à la police ce qu’elle sait déjà. Peu importe si vous bavardez juste avec les policiers. N’importe quelle discussion avec des policiers (ou autres) vous portera sûrement atteinte, ainsi qu’à d’autres personnes.
  • Si vous parlez à un policier, vous lui donnez l’opportunité de témoigner contre vous à partir de ce que vous avez dit ou de ce qu’il affirme avoir entendu.
  • Si on chercher à vous faire parler dites simplement et poliment que vous souhaitez garder le silence. Demandez si vous êtes en état d’arrestation. Si vous ne l’êtes pas, vous pouvez disposer. Si vous l’êtes, répétez que vous souhaitez garder le silence et parler à un avocat. Ne dites rien d’autre que votre nom, votre adresse et votre date de naissance.
  • La plupart des condamnations, que les gens soient coupables ou non, viennent de personnes qui ont parlé, et non de travaux d’investigation.
  • Ne collaborez pas, ne dénoncez rien ni personne. Un informateur est quelqu’un qui fournit des éléments à la police dans le but d’obtenir un traitement indulgent pour lui-même. Souvent, les personnes finissent par divulguer des renseignements lorsqu’elles passent une longue période dans un poste de police. Quelquefois, lors de l’arrestation, les policiers demandent aux personnes de devenir des informateurs. En retour, elles peuvent recevoir de l’argent ou voir leurs propres actions illégales ignorées par la police.

Par kindy Dramé

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