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Le président du Gabon, Ali Bongo, à Libreville, le 9 juillet 2016 | AFP/Archives | SAMIR TOUNSI
Le président du Gabon, Ali Bongo, à Libreville, le 9 juillet 2016 | AFP/Archives | SAMIR TOUNSI

GABON: LA COUR CONSTITUTIONNELLE REJETTE LES RECOURS SUR LA CANDIDATURE D’ALI BONGO

a Cour constitutionnelle du Gabon a rejeté les recours introduits par trois opposants contre la candidature du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba à l’élection présidentielle du 27 août, selon une décision consultée jeudi par l’AFP.

Trois des principaux candidats d’opposition à la présidentielle avaient saisi la Cour le 18 juillet afin de faire invalider la candidature du président sortant, qu’ils accusent inéligibilité.

Dans une décision datée du 25 juillet, la juridiction suprême a déclaré « irrecevables » les recours de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping, l’ex-président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama et de l’ancien ministre Pierre-Claver Maganga Moussavou.

« Non seulement l’acte de naissance incriminé n’a pas été produit au dossier soumis à l’examen de la Cour » mais en outre, « celle-ci ne peut pas se prononcer sur la validité des actes d’état civil » qui relève de la compétence des juridictions de droit commun, s’est-elle justifié.

Ses détracteurs affirment que le dirigeant gabonais, élu en 2009 à la mort de son père, est un enfant nigérian adopté par l’ex-président Omar Bongo à la fin des années 1960 et l’accusent d’avoir falsifié son état civil. Selon cette thèse, il ne peut pas être président en vertu de la Constitution, qui impose d’être né gabonais.

L’opposition avait dans un premier temps affirmé avoir déposé « des milliers de recours » en contestation devant la Commission électorale nationale (Cenap). En vain puisque celle-ci avait validé mi-juillet 14 candidatures, dont celle d’Ali Bongo.

La Cour constitutionnelle représentait l’ultime recours légal possible, et une fois rendues, ses décisions sont sans appel.

« La Cour constitutionnelle s’est prononcée sur la forme et non pas sur le fond », a déclaré jeudi à l’AFP l’avocat de M. Nzouba Ndama, Me Imbong Fadi.

Selon lui, le dossier était incomplet parce que la Cenap « a catégoriquement refusé de remettre l’acte de naissance litigieux » qui était en sa possession, ce que les opposants ont dû « faire constater par voie d’huissier ».

A moins d’un mois du scrutin, pouvoir et opposition multiplient les escarmouches, laissant craindre une campagne tendue dans ce pays réputé calme de 1,8 million d’habitants. Samedi, un rassemblement pacifique de quelques centaines d’opposants à Libreville a été violemment dispersé par les forces de l’ordre.

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