Maitre Abass Bangoura
Maitre Abass Bangoura
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JUSTICE le procès Me Abass reprend ce 20 décembre

Ouvert pour ‘‘escroquerie, émission de chèque sans provision, abus de confiance, faux et usage du faux’’ de 800 millions de FG, le procès de l’avocat Me Fodé Abass Bangoura surnommé ‘‘le Verges guinéen’’ a débuté le 6 décembre 2016 au tribunal de première instance de Dixinn. Il reprend ce mardi 20 décembre.

L’audience commence à 13H dans une salle étroite, comble, chaude et obscure.

Ont y voit de temps à autre, le procureur ou les avocats allumaient leurs téléphones pour chercher leurs dossiers. Pendant que le président de l’audience se penchait vers la porte pour vérifier la conformité de ce qui est dit à ce qu’il a dans les documents.

La salle d’audience dispose de 3 ventilateurs et 5 ampoules et des fils électriques coupés. Dans les rangs du public, certains se servent des éventails pour se ventiler.

En plus de la chaleur canicu- laire des lieux, vient s’ajouter l’odeur d’essence qui se déga- ge d’une dizaine de motos stationnées au fond de la salle. Tel est l’environnement dans lequel le procès de l’avocat s’est déroulé.

Dans le box des accusés, Me Abass, de noir vêtu, le visage serein échange avec ses avocats. Pendant le procès, on l’aperçoit hausser la tête tantôt pour acquiescer l’argument de

sa défense et tantôt pour désapprouver les déclarations de la partie civile. La plaignante Mlle Djamilatou Diallo vêtue d’une robe jaune est assise sereine parmi le public et observe.

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A 15heures, l’audience est suspendue pour reprendre une demi-heure après.
A la reprise, le président audiencier appelle Me Abass à la barre et lui demande s’il reconnait ce dont il est reproché. «Je ne reconnais pas les faits», répond-il.

Au cours des débats, une querelle se lève entre l’avocat de la partie civile et le prévenu. Me Abass intime à l’avocat de la partie civile Me Mouhamed Sampil de ne pas l’appeler avec son titre «Maitre». «Je vous appellerai Me Abass parce qu’on est avocat pour toute la vie», réagit Me Sampil. Le président de l’audience tranche. «Me Sampil ne l’appelez pas Maitre parce que c’est péjoratif».

C’est ainsi la partie civile a invoqué l’article 415 du Code pénal pour demander au juge d’ordonner des mesures conservatoires sur les biens du prévenu.

A 19heures, le juge suspend le procès et annonce sa reprise le 20 décembre prochain pour la poursuite des débats. L’avocat Me Abass est suspendu du barreau pour une année. Il prétend avoir été victime de jalousie de ses confrères qui se sont constitués en un réseau mafieux avec d’autres citoyens pour le faire taire. «Mais, je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité soit dite», a-t-il promis.

 

Par Abdoul Malick Diallo

Le populaire Guinee

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