Marche contre le viol: les femmes guinéennes tirent la sonnette d’alarme
Les violences contre les femmes deviennent récurrentes en république de Guinée. « Tel qu’inscrit dans notre constitution et dans la déclaration universel des droits de l’homme en son article cinq (5) nul ne peut être l’objet de torture de peine ou de traitement cruel inhumains ou dégradant nous ne pouvons plus rester bouche cousu face aux attaques ignoble que subissent les femmes » a scandé Mame Barry lors de la marche pacifique organisée ce mercredi 04 novembre à Conakry.
Lors de la manifestation, les femmes venues exprimer leur désarrois face aux viols répétés que subissent les siennes, elles ont fait la lecture d’un mémorandum. Un document à travers lequel elles appellent les autorités du pays à prendre au sérieux cette affaire. Le collectif « attire l’attention des autorités sur la nécessité de mettre en place, d’une part des mesures préventives contre les violences subies par les femmes, et d’autres part des mesures et structures de soutiens aux victimes de ses violences ».
Ces femmes sorties de façon massive suggèrent aux autorités d’adopter « une politique de tolérance zéro contre les criminels coupables de viol, et autres violences dirigées contre le genre féminin ». S’adressant des autorités du pays, elles proposent les mesures suivantes:
-Ouvrir une ligne téléphonique dédiée opérationnelle et gratuite pour les victimes de violence;
-Créer des centres d’accueils sécurisés pour les victimes et renforcer les centres existants a toutes les victimes ;
-Mettre sur pied des programmes de réinsertion sociale ou professionnelle des victimes en situation précaire;
-Développer des programmes de sensibilisation et d’éducation aux violences contre le genre auprès des intervenants susceptibles de rencontrer des victimes dans l’exercice de leurs profession;
-Organiser des campagnes de sensibilisation contre les violences faites dans les écoles; et institutions d’enseignement; et places publiques;
-Dynamiser l’action des pouvoir publics pour faire face à la montée de la criminalité sexuelle et physique;
-Intégrer l’éducation sexuelle et citoyenne aux programmes scolaires a partir de la 6ème année du cycle primaire;
-Vulgariser les statistiques liées aux violences sexuelles et physiques pour une meilleur appréhension du phénomène.
Espérons que ses propositions tombent dans de bonnes oreilles et qu’elles ne soient pas classées sans suite.
Par Boubacar Diallo (+ 224) 664 237 693 / 620 799 279