La peine de mort n’existe plus dans la législation pénale guinéenne depuis 2016.

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C’est le résultat d’une véritable campagne menée à la fois par des droits -de-l’hommistes, des avocats et d’autres acteurs de la société civile. Il faut reconnaître que les arguments des abolitionnistes étaient parfois très pertinents. Le législateur ne pouvait donc rester indifférents face à cette demande pressante d’ONG nationales et internationales tendant à l’abolition de la peine de mort.

Aujourd’hui, la peine criminelle la plus élevée est la réclusion criminelle à perpétuité. La personne condamnée à cette peine est en principe privée de sa liberté jusqu’à la fin de ses jours. C’est une manière de combler la suppression de la peine mort. Car lorsqu’on est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, c’est comme si l’on était dans condamné à mort puisqu’on ne pourrait sortir de la prison tant qu’on vit. 


Depuis l’annonce de la mort de Elhadj Doura, et surtout la révélation des circonstances qui entourent cette mort, nombreux sont les Guinéens qui réclament la tête des présumés auteurs de ce crime.
Ce qu’il faut éviter en pareilles circonstances, c’est la passion. Aussi ignominieux soit le crime commis, il faut éviter de retourner en arrière. La peine de mort est abolie en droit pénal guinéen. Il n’est pas nécessaire de faire machine arrière. 


Le juge a la possibilité de condamner ceux qui seront reconnus coupables au maximum de la peine.

Le seul grand problème sera l’exécution effective de cette peine. Avec des prisons poreuses comme les nôtres ainsi que les risques d’évasion, Il est à craindre que la peine prononcée ne soit jamais exécutée.

Ce risque est d’autant plus élevée que ce type d’affaires entre dans le cadre du crime organisé et les membres du réseau qui ont échappé à la Justice feront tout pour faire libérer leurs camarades emprisonnés car c’est la garantie de leur propre liberté.

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A titre d’exemple, lorsqu’on dit en France qu’une personne est condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité avec un certain nombre d’années de période de sûreté, il est quasi certain qu’elle purgera sa peine. Aux USA, une personne condamnée à perpétuité sans possibilité de remise de peine est sûre de mourir en prison.

Il est vrai que que nous n’avons pas les mêmes moyens, mais notre pays peut se doter au moyen d’une prison digne de ce nom. C’est la solution pour limiter les effets de la suppression de la peine de mort.

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