Le procès du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade de Conakry aura lieu dans un ancien cinéma Liberté
Cheick Sacko
Cheick Sacko

Le procès du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade de Conakry aura lieu dans un ancien cinéma Liberté

Le procès du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade de Conakry aura lieu dans un ancien cinéma de la capitale guinéenne, a annoncé vendredi à la presse, le ministre de la Justice, Cheick Sako.

A la veille du neuvième anniversaire du massacre, cinq ONG guinéennes et internationales avaient réclamé « que les juges soient nommés et qu’un calendrier soit établi », conditions requises selon elles « pour que ce procès emblématique puisse s’ouvrir en 2019 et que ses 13 inculpés soient enfin jugés ».

Mais le ministre n’a pas fourni de date, à l’issue d’une rencontre avec le comité de pilotage sur l’organisation du procès.

« Il avait été question de délocaliser ce procès à Siguiri, près de la frontière malienne ou Boké, près de la frontière avec la Guinée-Bissau, mais tout cela n’a pas été retenu par tous les membres du comité de pilotage », a précisé M Sako.

« Nous avons préféré pour des raisons de sécurité tenir ce procès à Conakry, dans une salle de l’ex-cinéma Liberté », a dit le ministre.

Budget soumis à l’Assemblée nationale
Un budget prévisionnel de plus de 78 milliards de francs guinéens (7,8 millions d’euros), dont 77% à la charge du gouvernement, a été confectionné et sera soumis à l’Assemblée nationale, a indiqué le ministre, sans préciser de date.

D’autres contributions sont attendues des Etats-Unis et de l’Union européenne notamment. »C’est un procès qui va durer de 4 à 6 mois », avait affirmé le ministre en août.

Le 28 septembre 2009, des militaires avaient tué au moins 157 personnes et violé 109 femmes, dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d’opposants à la candidature à l’élection présidentielle du chef de la junte de l’époque, Moussa Dadis Camara, selon une commission internationale d’enquête de l’ONU.

Moussa Dadis Camara vit en exil au Burkina Faso, où il a été inculpé en juillet 2015 par des magistrats guinéens pour son implication présumée dans le massacre. Son ancien aide de camp, Aboubakar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité, extradé du Sénégal vers la Guinée en mars 2017, fait également partie des prévenus.

Jeuneafrique.com

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook

A propos conakrylemag

Information à la Une en Guinée : l'actualité et l'information en direct sur conakrylemag.com. Infos politiques, internationales, économiques, ... Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook ou via le bloc commentaire. N'oubliez pas de partager nos articles merci ! Signalez réagissez : Vous pouvez contacter l’équipe de journalistes qui travaille à conakrylemag.com pour lui soumettre un texte, témoigner de ce qui vous est arrivé, signaler une information, relever une erreur, réagir à une actualité… Contactez-nous 620 17 89 30 en Guinee en France +33 98485752

A lire aussi

Fabou Camara, le nouveau visage de la terreur en Guinée.

Qui peut se prévaloir de la qualité de officier de police judiciaire et bénéficier d’un privilège de juridiction?

Qui peut se prévaloir de la qualité de officier de police judiciaire et bénéficier d’un …

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.



Avant que vous ne partiez... Soutenez une information de qualité au quotidien produite par une collaboration unique entre experts et journalistes. Soutenez notre média faite un don. Par Orange Money au 620 17 89 30. Merci !