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SILENCE, ON DÉROULE LES ACCORDS

Lorsqu’il y a quelques semaines, j’avais affirmé que l’ UFR et son Président Sydia TOURE roulaient pour la réélection ou plutôt la sélection de Alpha CONDE au pouvoir, on m’avait traité de mauvais lecteur de la politique Guinéenne.

En effet, deux choses m’avaient alerté sur ce revirement politique et stratégique. Premièrement, contre toute attente, Sidya avait affirmé partout haut et fort que l’UFR ne soutiendra plus l’UFDG et qu’il avait décidé de prendre son autonomie à bras le corps (seulement après avoir bénéficié d’un soutien de ce dernier qui lui a permis d’avoir un groupe parlementaire à l’Assemblée).

La seconde, c’est qu’au moment où la situation politique relative aux présidentielles était totalement bloquée, une rencontre d’une heure entre le même Sydia et Alpha CONDE a permis de débloquer la crise et de signer des accords dont nous avons tous vu les résultats à travers cette mascarade électorale sans précédent.

Voilà, à présent que la situation se révèle au grand jour. Sidya TOURE et son N° 2 Baidy ARIBOT viennent de sortir d’une discussion de quelques heures avec Alpha CONDE au Palais présidentiel et ce au moment où les oreilles et les yeux des Guinéens sont tournés vers la Cour Constitutionnelle pour l’examen et la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle. Cet acte confirme que les deux hommes avaient une alliance à l’ombre qu’ils veulent à présent exposer en plein jour.

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Pour le comprendre répondez aux interrogations suivantes:

– Comment comprendre que Sydia TOURE ait refusé d’écouter ses pairs de l’opposition quand ceux ci lui ont unanimement demandé de boycotter le scrutin tant que toutes les conditions de transparences ne sont pas réunies?

– Qu’est ce qui explique que l’ UFR de Monsieur Sydia soit la première formation politique de l’opposition à retirer ses délégués de toutes les commissions de centralisation des résultats de vote et ce le lendemain même du scrutin?

– Pourquoi l’ UFR a décidé de ne pas faire recours devant la cour constitutionnelle alors que son leader affirme haut et fort qu’ils ont toutes les preuves relatives à la mascarade électorale?

– Comment Sydia et Alpha CONDE peuvent ils se permettre de se rencontrer pour discuter « soit disant » de la crise politique nationale au moment où l’arbitre central (Cour constitutionnelle) n’a pas siffler la fin officielle du match? Pourquoi, il n’a pas consulter ses pairs de l’opposition avant de répondre à une telle invitation?

Si vous trouvez les réponses à ces questions, vous n’aurez aucun mal à comprendre que LE PLUS GRAND PERDANT est le leader de l’UFDG, Elhadji Cellou Dallein DIALLO. Ce dernier, pour n’avoir pas écouter les alertes précoces de son vice Président BAH Oury, pour n’avoir pas compris qu’il était le maître de la situation avant les élections, pour avoir oublié qu’il est le Chef de file de l’opposition,…

vient de se faire isoler à la fois du clan Alpha -Sydia-Jean Marie- Badiko- Sadkadji-Abbé Sylla-… mais aussi de la soit disante communauté internationale qui l’a accusé de vouloir brûler à tort le pays. Il ne pourra s’en prendre qu’à lui même. LA POLITIQUE NÉCESSITE DE L’ANTICIPATION. On ne doit pas se mobiliser pour répondre à des actions posées par l’adversaire mais plutôt poser des actions pour obliger l’adversaire à changer de stratégie.

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Pendant que Cellou Dalein et ses militants vont maintenant réfléchir à des stratégies pour sauver le navire UFDG fortement menacé par les dernières sorties musclées de BAH Oury, Sidya TOURE et son clan partisan à l’ombre du COUP KAO vont avoir des postes clés et récupérer sur le dos du peuple toutes les dépenses effectuées depuis une décennie.

Et pendant ce temps, Alpha CONDE et sa bande, continuerons à diviser pour régner, à piller les ressources du pays avec leurs amis de la communauté internationale (qui seront forcement récompensés pour leu rôle dans la SELECTION PRESIDENTIELLE) et à préparer la succession (un autre membre du parti ou un allié) ou la continuité (modification de la constitution). Quant au peuple, la galère se poursuivra encore.

Quand on affirme que CDD est leader de foule et non un politicien à la quête du fauteuil présidentiel, on se fait lyncher par ses militants nombreux sur la toile.

 

ALGHASSIMOU POREDAKA DIALLO

 

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