Kindia : un artiste ose défier le régime en plein concert !

Kindia : un artiste ose défier le régime en plein concert !
L’incident survenu à Kindia lors d’une prestation de l’artiste Abdoulaye Korofé en dit long sur l’ambiance de terreur et de censure instaurée par le régime du CNRD. Alors qu’il était sur scène, l’artiste a tenté d’envoyer un message fort :
« Je veux chanter pour Mamadi Doumbouya, mais qu’il libère Kassory Fofana ! »
Une phrase qui a immédiatement provoqué son interruption brutale, révélant une vérité dérangeante : en Guinée, même les artistes doivent réciter le discours officiel ou se taire.
Quand la propagande tourne au fiasco
Le régime actuel n’hésite pas à instrumentaliser les artistes et les événements culturels pour promouvoir son image. Mais cet épisode prouve que tout ne se passe pas comme prévu.
- Le pouvoir veut des éloges, mais refuse d’entendre les revendications.
- Les artistes sont utilisés pour chanter les louanges du régime, mais doivent éviter les sujets sensibles.
- La liberté d’expression est sous contrôle, même sur scène.
Si même dans un concert, on ne peut plus exprimer une opinion ou une revendication, où est la démocratie promise par le CNRD ?
La question qui fâche : où est Kassory Fofana ?
L’ex-Premier ministre Kassory Fofana, en détention depuis des mois sous prétexte de lutte contre la corruption, est devenu un symbole du deux poids, deux mesures du régime.
- Pourquoi certains anciens dignitaires sont-ils traqués tandis que d’autres jouissent d’une impunité totale ?
- Kassory Fofana est-il réellement poursuivi pour des raisons judiciaires ou simplement parce qu’il gêne le pouvoir ?
- Pourquoi la justice guinéenne est-elle sélective dans ses poursuites ?
Un malaise grandissant face à la dérive autoritaire du CNRD
L’incident de Kindia n’est qu’un symptôme de la crispation du régime, qui ne tolère plus la moindre critique, même voilée.
Mais à force de vouloir étouffer toute voix discordante, le pouvoir risque de se retrouver face à une explosion de contestations qu’il ne pourra plus maîtriser.
L’histoire l’a prouvé : quand un régime commence à censurer même ses propres partisans, la fin est proche.
— conakrylemag




