Ramadan : Quelles maladies rendent le jeûne risqué ?
Ramadan : Quelles maladies rendent le jeûne risqué ?
Le jeûne du mois de Ramadan, bien qu’essentiel pour les musulmans pratiquants, peut présenter des risques pour certaines personnes atteintes de maladies chroniques. Dans un entretien avec FoutaKameen.com, le Dr Mamadou Cellou Diallo, médecin généraliste, met en garde contre plusieurs pathologies qui rendent le jeûne dangereux, voire contre-indiqué.
Les principales maladies incompatibles avec le jeûne
Selon le Dr Diallo, certaines affections peuvent exposer les patients à des complications sévères s’ils s’abstiennent de s’alimenter et de s’hydrater pendant de longues heures :
Diabète (type 1 et 2) : Risque d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie sévère, pouvant être fatal.
Maladies cardio-vasculaires (AVC, insuffisance cardiaque, hypertension non contrôlée) : Un arrêt de traitement ou une déshydratation excessive peuvent aggraver ces conditions.
Insuffisance rénale chronique : Le manque d’hydratation peut endommager encore plus les reins.
Cirrhose du foie : Une maladie hépatique grave qui nécessite un suivi nutritionnel strict.
Épilepsie : Un risque accru de crises en l’absence de prise régulière de médicaments.
Pathologies intestinales (gastrite, ulcères, troubles digestifs sévères) : Le jeûne peut exacerber ces affections.
Les groupes vulnérables
En plus des malades chroniques, d’autres catégories de personnes doivent faire preuve de prudence :
Femmes enceintes et allaitantes : Un jeûne prolongé peut affecter leur santé et celle du bébé.
Personnes âgées : La fatigue, la déshydratation et la baisse d’énergie peuvent être dangereuses.
Personnes souffrant de troubles alimentaires (boulimie, anorexie, etc.) : Le changement brutal du rythme alimentaire peut aggraver ces troubles.
Un avis médical avant tout
Le Dr Diallo insiste sur l’importance d’une consultation médicale préalable avant de décider de jeûner. « Chaque pathologie a ses spécificités. Un diabétique, par exemple, risque des complications sévères, voire la mort, s’il ne suit pas son traitement. De même, un patient ayant subi un AVC doit impérativement respecter sa médication », alerte-t-il.
En Islam, la préservation de la santé prime sur le jeûne. Les malades disposent d’alternatives comme le rattrapage des jours non jeûnés ou le paiement de la fidya (compensation alimentaire pour les plus démunis).
Mieux vaut consulter un spécialiste avant d’entamer le jeûne, plutôt que de mettre sa santé en péril.
— conakrylemag




