Biens mal acquis : prison avec sursis pour le fils du président de Guinée équatoriale

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L’ensemble du patrimoine mobilier et immobilier litigieux de Teodoro Obiang avait été évalué à quelque 100 millions d’euros en 2016.
C’était la première affaire dite des «biens mal acquis », initiée par une plainte d’associations en 2007. Ce vendredi, le richissime fils du président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, a été condamné à Paris à trois ans de prison, avec sursis, et 30 millions d’euros d’amende avec sursis pour s’être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable.
Egalement vice-président de son pays, l’homme de 48 ans, qui ne s’était pas présenté lors de son procès, a été reconnu coupable de blanchiment d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de corruption. Le tribunal a également ordonné la confiscation de l’ensemble des biens saisis, dont un somptueux hôtel particulier sis avenue Foch à Paris.
Teodoro Obiang, qui n’a jamais répondu aux convocations de la justice française, a fait un temps l’objet d’un mandat d’arrêt. Selon une très longue enquête, il apparaît que l’ancien ministre de l’Agriculture et de la Forêt a puisé dans la manne forestière de son pays, en n’hésitant pas à racketter les entreprises du secteur.
La justice française lui reproche notamment d’avoir, entre 1997 et 2011, «apporté son concours à des opérations d’investissement cachés ou de conversion du produit» des délits d’abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption. Saisi, l’ensemble du patrimoine mobilier et immobilier litigieux a été évalué à quelque 100 millions d’euros en 2016.
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