Des soldats maliens, le 12 juillet 2016 à Gao | AFP/Archives | SOULEYMANE AG ANARA
Des soldats maliens, le 12 juillet 2016 à Gao | AFP/Archives | SOULEYMANE AG ANARA
Meilleure Vente n° 1
Fire TV Stick 4K Ultra HD avec télécommande vocale Alexa...
  • Le plus puissant des sticks lecteurs multimedia en streaming, avec une nouvelle...

Un calme précaire régnait mercredi à Nampala, dans le centre du Mali, après une nuit tendue à la suite d’une attaque du camp militaire de la ville qui a fait 17 soldats tués mardi selon un bilan officiel.

« La situation est calme à Nampala et dans le camp », a affirmé à l’AFP sous couvert d’anonymat un élu local de cette ville de la région de Ségou, à plus de 510 km de Bamako.

Ce responsable local et un fonctionnaire qui y réside ont cependant fait état d’une brève incursion d’hommes armés dans la nuit, qui sont ensuite repartis sans combats. Sollicitée par l’AFP, l’armée n’avait pas réagi à cette information jusqu’à mercredi après-midi.

Mardi vers 05H30 (locales et GMT), des hommes armés ont attaqué le camp, le deuxième plus important de la région après celui de Ségou, la capitale régionale. Ils l’ont contrôlé pendant plusieurs heures d’après divers témoignages.

Dix-sept soldats ont été tués et 35 blessés, selon le gouvernement qui a dénoncé une opération « terroriste coordonnée », assurant que les forces maliennes avaient repris le contrôle du camp et de la ville. L’attaque a été revendiquée par deux groupes armés, l’un peul et l’autre, jihadiste.

A LIRE >>  Le président rwandais Paul Kagame accuse les dirigeants burundais de « massacrer leur population »

Suite à l’attaque, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta « a convoqué un Conseil restreint de Défense », ayant réuni plusieurs ministres et des chefs militaires, selon un communiqué du gouvernement.

Le président Keïta « a ordonné que toutes les insuffisances constatées soient immédiatement corrigées afin d’assurer la sécurité de nos forces de l’ordre d’une part, et des populations d’autre part », selon ce texte.

« Nous ferons en sorte que cette attaque terroriste coordonnée qui s’est portée sur nos positions à Nampala fasse l’objet d’une réponse appropriée », a déclaré mardi soir le ministre de la Défense Tièman Hubert Coulibaly à la télévision publique ORTM.

Dès mardi après-midi, l’attaque avait été revendiquée auprès de l’AFP par l’Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ), groupe armé créé en juin et qui se défend d’être jihadiste ou indépendantiste.

Quelques heures plus tard, une autre revendication a été émise par le groupe jihadiste malien Ansar Dine dans un communiqué diffusé par SITE, le centre américain de surveillance de sites jihadistes.

Ansar Dine fait partie des mouvements jihadistes ayant contrôlé pendant près de dix mois le nord du Mali (de mars-avril 2012 à janvier 2013), à la faveur d’une rébellion à dominante touareg qui leur était d’abord alliée et qu’ils ont ensuite évincée.

A LIRE >>  l’Union africaine juge injuste l’inclusion du Tchad dans la liste des pays visés par le décret migratoire américain.

Les jihadistes ont été chassés de cette vaste région par une intervention militaire internationale déclenchée en janvier 2013 et qui est toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, incluant la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), qui a condamné l’attaque.

La Minusma « n’opère pas dans la zone de Nampala » mais y a « mobilisé, en coordination avec les autorités maliennes, d’importants moyens aériens de reconnaissance et d’assistance médicale » pendant l’attaque, a-t-elle expliqué.

Son chef, Mahamat Saleh Annadif, a appelé à « rapidement conjuguer les efforts par toutes les parties maliennes pour ôter toute opportunité aux organisations terroristes » de déstabiliser le Mali.

De son côté, l’Union pour la République et la démocratie (URD), parti du chef de file de l’opposition malienne Soumaïla Cissé, dénonce « une attaque ignoble et barbare », dans un communiqué reçu mercredi par l’AFP.

Cette formation invite « le gouvernement à mener des réflexions approfondies pour circonscrire l’insécurité grandissante » dans le pays.

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook



Avant que vous ne partiez... Soutenez une information de qualité au quotidien produite par une collaboration unique entre experts et journalistes. Soutenez notre média faite un don. Par Orange Money au 620 17 89 30. Merci !

conakrylemag
Information à la Une en Guinée : l'actualité et l'information en direct sur conakrylemag.com. Infos politiques, internationales, économiques, ... Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook ou via le bloc commentaire. N'oubliez pas de partager nos articles merci ! Signalez réagissez : Vous pouvez contacter l’équipe de journalistes qui travaille à conakrylemag.com pour lui soumettre un texte, témoigner de ce qui vous est arrivé, signaler une information, relever une erreur, réagir à une actualité… Contactez-nous 620 17 89 30 en Guinee en France +33 98485752

KINSHASA LANCE UNE CAMPAGNE DE MASSE CONTRE LA FIÈVRE JAUNE

Previous article

CÔTE D’IVOIRE: LE JOURNALISTE KIEFFER « EXÉCUTÉ » SOUS LES ORDRES DE SIMONE GBAGBO, AFFIRME UN TÉMOIN

Next article

Comments

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

You may also like

More in Afrique