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Cher Monsieur Donald Trump

Cher Monsieur Donald Trump, en vous écrivant sur cette page facebook, ma page à moi (honni soit qui mal y pense), je ne m’adresse pas au chef de guerre ou au puissant du pétrole, mais au conducteur de la locomotive du train des États capitalistes du Nord.

Le système mondialiste que vous et vos sbires dirigeants des plus grands organismes financiers avez mis en place est un fait irréversible. La machine est lancée et vous contribuez aujourd’hui grandement à la huiler.

Les anti-mondialistes ont d’ailleurs bien compris que le terme « alter-mondialistes » est plus approprié pour les désigner. Faute d’éradiquer ce mal, il faut s’atteler à limiter ses conséquences désastreuses.

Ce qui devait être, à la base, un réseau d’échanges globaux permettant une interaction entre les sociétés, s’est vite transformé en une gigantesque mascarade étouffant les pays les plus pauvres et empêchant les économies locales de se développer, mangées par les multinationales s’implantant dans ces zones… à moindres coûts. Plus de 90% des 37 000 firmes transnationales et de leurs 206 000 filiales à l’étranger qui dominent l’économie mondiale sont contrôlées à partir des pays du Nord.

Les 100 plus importantes imposent un monopole quasi total dans les pays où elles s’implantent. Alors, monsieur Trump, que devient l’entreprise familiale de café bolivien, quand une de vos sociétés vient prendre le marché ?

Dans le meilleur des cas, elle est rachetée par le rouleau compresseur, sinon, elle met la clé sous la porte, emportant avec elle des décennies de tradition et de savoir-faire culturel.

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La mondialisation dépasse son cadre économique et ses répercutions sont largement ressenties culturellement, socialement et politiquement. Ses effets néfastes le seront, en plus, à long terme. L’écologie, notamment, est un des premiers secteurs à subir vos assauts financiers.

Au profit… du profit, les ressources naturelles renouvelables et non renouvelables sont surexploitées, la génération de déchets s’est accrue, la biodiversité tend à sa perte et la consommation énergétique augmente, afin que toutes les marchandises puissent circuler plus vite, plus loin et moins cher.

Et vous qui narguez les accords de la COP21, vous êtes, pour le coup, le premier responsable de la dégradation écologique de la planète.

L’effet domino de ce système va jusqu’à peser lourdement sur la santé.
La mondialisation sert en plus de pelle au fossé Nord-Sud et l’accroissement de la pauvreté absolue est un fait.

Les chiffres démontrent aussi que la croissance de l’emploi que la globalisation devait entraîner n’a jamais eu lieu et n’aura jamais lieu. Les crises financières se multiplient.

Les États, sous la contrainte des établissements financiers tout-puissants comme le F.M.I., se voient imposer des politiques économiques drastiques. Privatisations des services publics, coupes importantes des budgets sociaux, réduction des salaires, cette recette mondialiste a entraîné en Indonésie un rétrécissement de l’économie de l’ordre de 15,5%. Il est donc plus que temps de mettre en place des contrôles nationaux sur les flux internationaux de capitaux.

Les conséquences désastreuses sur ce monde aux allures de caisse de marchandises dénuée de tout aspect humain déséquilibrent les politiques des pays où la croissance inégale des richesses est la plus importante. On voit même apparaître un accroissement non négligeable de la militarisation et des budgets de la défense.

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Monsieur le Président tout-puissant, même si vos oreilles cachent vos yeux, faites un effort. De votre bureau ovale de la Maison-Blanche, vous voyez peut-être l’océan. Eh bien, il y a quelque chose d’autre derrière que l’Afghanistan et la Syrie.

Et quand on sait qu’on peut mourir en mangeant un bretzel, rendez-vous compte de toutes les conséquences non immédiatement visibles qu’entraîne votre volonté d’un monde enveloppé dans un dollar. Une économie plus juste pour tous n’est plus un souhait, c’est une nécessité.

Bien à vous.

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